Pratiques et professions de santé et de soins

Cette page vous permettra de connaitre les différentes pratiques et professions de santé et de soins, celles qui sont réglementées, ainsi que celles qui ne le sont pas. Vous y trouverez des repères sur le cadre légal ainsi que les obligations professionnelles afin de déterminer de manière éclairée, vers qui vous tourner.

Comprendre les professions du soin : un guide pour s’orienter

Quand on vit avec une maladie chronique comme l’endométriose, on croise de nombreux professionnel·les de santé et du soin, aux approches, statuts et niveaux de reconnaissance très différents.
Entre médecine conventionnelle, professions paramédicales, psychologues, praticiens en thérapies complémentaires, de soins de support ou encore médecines traditionnelles, il peut être difficile de s’y retrouver.
Cette page a pour objectif de guider les patient·es et leurs proches dans la compréhension des différentes professions du soin, qu’elles soient réglementées ou non réglementées, afin de mieux comprendre le rôle, les compétences, les limites et le cadre légal de chacun.

Pratiques conventionnelles ou non, De quoi parle-t-on ?

En santé, il convient de distinguer les pratiques conventionnelles réglementées des pratiques dites non conventionnelles.

Les pratiques conventionnelles regroupent les soins, traitements et prises en charge exercés par des professionnel·les de santé dont la formation, le titre et l’exercice sont encadrés par la loi.

En France, ces professions sont définies par le Code de la santé publique et, pour certaines, soumises à l’inscription auprès d’un ordre professionnel (par exemple : Ordre des médecins, Ordre national des infirmiers, Ordre national des masseurs-kinésithérapeutes).

Ces pratiques reposent sur :

  • des données issues de la recherche scientifique (essais cliniques, méta-analyses, évaluations méthodologiquement rigoureuses),
  • et/ou un consensus professionnel établi à partir des connaissances disponibles.

Leur cadre est strict :

  • formation universitaire diplômante reconnue par l’État,
  • référentiels de compétences,
  • règles éthiques et déontologiques,
  • dispositifs de contrôle et de responsabilité professionnelle,
  • systèmes de pharmacovigilance et de matériovigilance,
  • procédures d’évaluation et d’amélioration des pratiques.

Les recommandations de bonnes pratiques sont notamment élaborées par des institutions telles que la Haute Autorité de Santé, sur la base d’une analyse critique des données scientifiques disponibles.

L’efficacité et la sécurité des traitements conventionnels ne signifient pas qu’ils sont exempts d’effets indésirables, mais que leur rapport bénéfice/risque est évalué, documenté et régulièrement réexaminé.

Par opposition, le ministère chargé de la santé parle de pratiques de soins non conventionnelles (terme utilisé notamment par le Ministère de la Santé).

Ce terme regroupe des pratiques très hétérogènes.

Certaines disposent d’un encadrement partiel :

  • l’ostéopathie,
  • la chiropraxie,
  • l’acupuncture (lorsqu’elle est pratiquée par un·e médecin ou un·e sage-femme formé·e).

Cependant, cet encadrement ne signifie pas que leur efficacité ait été démontrée pour toutes les indications revendiquées.

La majorité des pratiques non conventionnelles :

  • n’ont pas fait l’objet d’études cliniques rigoureuses,
  • ou disposent de données limitées, hétérogènes ou de faible niveau de preuve,
  • ou n’ont pas démontré d’efficacité spécifique au-delà d’effets contextuels (effet placebo, relation thérapeutique, etc.).

L’absence d’évaluation scientifique robuste signifie que :

  • les mécanismes d’action ne sont pas clairement établis,
  • l’efficacité n’est pas démontrée de manière fiable,
  • les risques éventuels ne sont pas toujours correctement mesurés.

Par ailleurs, pour la plupart de ces pratiques :

  • il n’existe pas de diplôme d’État,
  • il n’existe pas d’ordre professionnel,
  • il n’existe pas de cadre déontologique unifié,
  • les contenus de formation sont très variables d’un organisme à l’autre.

Il en résulte une grande hétérogénéité des compétences et des pratiques.
Et les honoraires ne sont généralement pas pris en charge par l’Assurance Maladie (Assurance Maladie), sauf exceptions spécifiques.

Le ministère chargé de la santé souligne que certaines pratiques non conventionnelles peuvent exposer à des risques :

  • retard ou abandon de traitements conventionnels efficaces,
  • promesses thérapeutiques non fondées,
  • dérives mercantiles,
  • abus de vulnérabilité,
  • pratiques illégales de la médecine ou de la psychothérapie,
  • dérives à caractère sectaire.

Ces risques sont documentés par les autorités sanitaires et les dispositifs de vigilance publique.

Pour autant, l’existence de dérives ne signifie pas que toutes les pratiques non conventionnelles soient dangereuses, ni que l’ensemble des professionnel·les qui les exercent agissent de manière malveillante.

Certaines peuvent apporter un soutien complémentaire, notamment sur le plan du bien-être, de la relation au corps ou de la qualité de vie, à condition :

  • qu’elles ne se substituent pas aux soins nécessaires,
  • qu’elles ne promettent pas de guérison non démontrée,
  • qu’elles soient exercées avec transparence et éthique,
  • et qu’elles s’inscrivent dans un dialogue éclairé avec les professionnel·les de santé.

Dans un contexte où l’offre de soins est plurielle, il est essentiel de :

  • distinguer validation scientifique, encadrement réglementaire et popularité,
  • interroger le niveau de preuve,
  • comprendre les limites des connaissances,
  • identifier les signaux d’alerte (discours exclusif, promesse de guérison universelle, opposition aux traitements médicaux, pression financière).

L’objectif de cette page est d’apporter des repères clairs pour comprendre :

  • le statut réglementaire des différentes pratiques,
  • leur niveau d’encadrement,
  • et les éléments permettant d’exercer un choix éclairé.

Plan de la page

Professions de la médecine conventionnelle

Les médecins sont obligatoirement diplômés d’état avec un doctorat en médecine. Iels sont ainsi habilités à prescrire des médicaments et arrêts maladie, et sont encadré·es par l’Ordre des Médecins.
La durée des études varie selon la spécialité : 6 années de médecine (tronc commun), validation des épreuves nationales, accès à une spécialité via un Diplôme d’Études Spécialisées (DES) obligatoire (3ans pour la médecine générale, 4 à 6 ans pour les autres spécialités). Certaines spécialités nécessitent ensuite un DESC (Diplôme d’Études Spécialisées Complémentaires) ou une formation complémentaire pour approfondir un domaine précis.

La première année d’étude (PASS) est commune aux 5 filières de santé.

📌 Statut : Les médecins sont conventionnés par l’Assurance Maladie selon différents secteurs (1, 2 ou 3), ce qui détermine leurs tarifs de consultation et le niveau de remboursement.

  • En secteur 1, les médecins appliquent les tarifs fixés par la Sécurité sociale (sans dépassement d’honoraires, sauf exceptions).
  • En secteur 2, ils peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires, partiellement remboursés selon les mutuelles.
  • En secteur 3 (non conventionnés), leurs tarifs sont libres et très peu remboursés.

  • Gynécologues : il y a plusieurs spécialisations possibles. L’obstétrique (déroulement de la grossesse et l’accouchement), la gynécologie chirurgicale et la gynécologie médicale (pas d’actes chirurgicaux ou d’accouchements). Ainsi un gynécologue médical peut vous suivre pour l’endométriose, mais pas vous opérer.
  • Algologues : spécialistes de la douleur. Ils peuvent être particulièrement expérimentés dans un domaine en particulier, comme l’endométriose, ou les maladies rhumatismales.
  • Psychiatres : spécialistes des maladies mentales et de la souffrance psychique. Il peut donc vous suivre pour des troubles de l’humeur consécutifs de votre endométriose.
  • Rhumatologues : spécialistes des maladies osseuses, articulaires, musculaires et tendineuses, et donc de nombreuses pathologies auto-immunes et inflammatoires.
  • Gastro-entérologues : spécialistes des maladies du système digestif.

C’est le premier interlocuteur des patient·es. Il assure le suivi global et régulier de la santé, prend en charge les symptômes, prescrit les examens, initie les traitements et oriente, si besoin, vers d’autres spécialistes.

Il joue un rôle central dans la coordination du parcours de soins, notamment s’il est déclaré médecin traitant (statut indispensable pour le remboursement optimal des consultations par l’Assurance Maladie).

Ils peuvent également se spécialisés par des formations supplémentaires, et notamment en gynécologie.

Professions du paramédical

Elles sont encadrées par un diplôme d’État et des formations obligatoires. Leurs interventions sont complémentaires aux soins médicaux. Il existe des institutions étatiques et organismes propres à chaque disciplines.

  • Iels effectuent la prise en charge des troubles moteurs ou fonctionnels par des techniques de rééducation, de mobilisation et de renforcement musculaire.
  • 5 années d’études après le bac (1 année de sélection PASS + 4 années en institut de formation). Iels ont un Diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute (DEMK)
  • C’est une profession conventionnée par la SS.

  • Iels effectuent l’accompagnement médical des grossesses, accouchements, post-partum ; suivi gynécologique de prévention ; prescription de certains médicaments et actes.
  • Spécialisations possibles : sexologie, nutrition, hormonologie (via formations complémentaires ou DU)
  • 5 années d’études après le bac (1 année de sélection PASS + 4 années en école de sages-femmes). Iels ont un Diplôme d’État de sage-femme.
  • C’est une profession conventionnée par la SS.
  • Contrairement à la croyance populaire, les hommes peuvent également exercer ce métier, même s’il s’agit historiquement et majoritairement de femmes. Le terme « sage-femme » ne se réfère pas au genre du ou de la professionnelle, mais désigne la personne qui « a la connaissance de la femme ».

  • Ils effectuent les soins techniques, relationnels et éducatifs aux patients, en autonomie ou en collaboration avec les médecins.
  • 3 ans après le bac en IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). Iels ont un Diplôme d’État d’infirmier (DEI).
  • Les spécialisations possibles : Infirmier anesthésiste (IADE) : +2 ans (niveau master), Infirmier de bloc opératoire (IBODE) : +1 an, uéricultrice : +1 an, Infirmier de pratiques avancées (IPA) : +2ans.
  • C’est une profession conventionnée par la SS.

  • Ils aident à maintenir ou restaurer l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne, via des adaptations, rééducation ou aides techniques.
  • 3 ans après le bac avec un Diplôme d’État d’ergothérapeute..
  • C’est une profession non conventionnée pour les actes en libéral. Toutefois dans le cadre des structures hospitalières de la fonction publique, leurs actes sont pris en charge.

Professions de la psychologie et psychothérapie réglementées

  • Iels sont des médecins spécialisés dans les troubles psychiques et les pathologies, ilel peuvent poser un diagnostic, prescrire des médicaments, des arrêts de travail, des hospitalisations, et pratiquer des psychothérapies. C’est la seule profession en santé mentale à pouvoir prescrire.
  • 11 ans après le bac (6 ans de médecine générale avec diplôme d’état de docteur en médecine + 5 ans de DES en psychiatrie).
  • C’est une profession conventionnée par la SS en secteur 1 ou 2.
  • Iels exercent en hôpital, libéral, centres médico-psychologiques (CMP), etc.

  • Professionnel de la santé mentale formé à l’évaluation psychologique, au soutien, à l’accompagnement, à la prévention et à différentes formes de psychothérapies (mais sans prescription médicale).
  • 5 ans d’études après le bac (Licence de psychologie + Master en psychologie, incluant deux stages professionnels obligatoires). Ensuite le titre de « psychologue » peut être demandé, il est donc strictement réglementé et protégé.
  • Un numéro ADELI est obligatoire pour exercer.
  • C’est une profession non conventionnée, mais certaines consultations peuvent être partiellement remboursées via des dispositifs spécifiques (parcours MonPsy, mutuelles). En revanche les pratiques en milieu hospitalier et CMP sont prises en charge.
  • Iels peuvent exercer en libéral, hôpital, institutions, écoles, entreprises, etc.
  • Selon leur formation et leur master, les psychologues peuvent se spécialiser dans différents domaines : Psychologie clinique (troubles psychiques, accompagnement thérapeutique), Psychologie du développement (enfance, adolescence, vieillissement), Psychologie de la santé (maladie chronique, douleur, qualité de vie), Psychologie du travail et des organisations, Neuropsychologie (évaluation et prise en charge des troubles cognitifs), Psychologie cognitive, psychologie sociale.

  • Iels sont des professionnels habilités à exercer des psychothérapies reconnues (TCC, psychanalyse, approche humaniste, systémique, etc.), après une formation théorique et pratique en psychopathologie clinique. Le titre sécurise l’exercice et protège les patients contre les dérives.
  • l s’agit d’un titre réglementé depuis 2010 (article 52 de la loi HPST)
  • Il est réservé aux psychologues cliniciens, psychiatres, ou aux médecins formés à la psychopathologie

Professions de la sexualité

Le titre de « sexologue » n’est pas protégé par la loi en France. Cela signifie que n’importe qui peut s’auto-déclarer sexologue ou sexothérapeute.

La prudence s’impose : toujours vérifier la formation initiale, les diplômes universitaires, les expériences, et s’assurer que le professionnel travaille dans le respect des limites de sa compétence.

Certains pseudo-professionnel·les peuvent tenir des discours culpabilisants, pathologisants, ou proposer des thérapies intrusives : la relation de confiance, le respect du consentement et du cadre sont essentiels.

  • Iels sont des médecins généraliste ou spécialiste (ex. : gynécologue, psychiatre, urologue) ayant suivi une formation universitaire complémentaire en sexologie (DU, DIU ou autre).
  • Ils peuvent poser un diagnostic médical, prescrire des médicaments, délivrer des arrêts de travail, demander des examens.
  • Profession réglementée, conventionnée avec la Sécurité sociale, consultations parfois remboursées (selon spécialité, secteur, parcours de soins).
  • Le titre de « sexologue » n’est pas protégé, mais seul un médecin peut intervenir sur le plan médical.

  • Professionnels formés à la sexothérapie (approche globale de la sexualité mêlant psychologie, relation, culture, corps…).Iels peuvent venir du champ médical, paramédical, de la psychologie, ou du bien-être.
  • Titre non protégé ni réglementé, pas de diplôme d’État, pas de remboursement.
  • Formation : Très variable selon les écoles privées ou associations (de quelques mois à plusieurs années).
  • ⚠️ L’expertise dépend fortement de la formation suivie et de l’expérience initiale du praticien (certains sont aussi médecins ou psychologues, d’autres non).

  • Iels sont des professionnels ayant suivi une formation complémentaire en sexologie (DU ou autre), en plus de leur formation initiale obligatoire.
  • Il s’agit de titres réglementés (voir la section dédiée).
  • N’interviennent pas sur le plan médical, mais accompagne les dimensions psychologiques, affectives et relationnelles.
  • La profession est réglementée, mais les actes ne sont pas remboursés sauf dans certains cadres publics.

  • Certains professionnel·les de santé peuvent se former à la sexologie en complément de leur pratique principale : Sages-femmes, infirmiers, kinésithérapeutes, ostéopathes et ergothérapeutes notamment.
  • Iels peuvent ainsi aborder la sexualité dans leur champ de compétence (douleurs, rééducation, éducation, écoute…), sans pour autant être des sexologues au sens strict.

Professions de la psychologie NON réglementées

Ces professions ne sont pas encadrées par l’État, et les titres ne sont ni protégés, ni soumis à des normes de formation précises (en dehors de la psychanalyse). Elles reposent sur des approches variées, souvent issues du développement personnel ou des thérapies alternatives.

Le mot « thérapeute » en France n’est pas un titre réglementé (contrairement à « psychologue ») ou encadré juridiquement, n’importe qui peut se présenter comme « thérapeute », même sans diplôme ni formation reconnue.

💡 À surveiller : L’absence de réglementation peut conduire à des pratiques non éthiques ou peu fondées scientifiquement. Une vigilance est nécessaire pour éviter les dérives commerciales ou sectaires. De plus, sans protection des titres et formations, n’importe qui peut s’auto-proclamer, peut monter une formation sans connaissances préalables etc. Une formation professionnelle n’est pas gage de qualité et de compétences malheureusement.

  • Praticien utilisant la méthode psychanalytique fondée sur l’exploration de l’inconscient (notamment via l’association libre et l’interprétation), dans une démarche d’analyse approfondie du sujet.
  • Statut non réglementé par l’état. La formation est variable selon les écoles de psychanalyse. Généralement, une analyse personnelle longue, une supervision, et une formation théorique sont exigées.
  • Iels exercent en libéral ou en institution. Certains sont aussi psychiatres ou psychologues cliniciens.

  • Accompagnement psychologique non médical, souvent centré sur les émotions, les blocages, le développement personnel, proposant des thérapies brèves. Important de vérifier les références, l’éthique, et l’absence de promesses irréalistes (guérison rapide des traumatismes, thérapies « magiques », etc.).
  • Le statut est non protégé et il n’y a aucune reconnaissance officielle
  • La formation très variable, délivrée par des écoles privées ; peut aller de quelques semaines à plusieurs années. Représente un risque de dérive si formation insuffisante ou approche dogmatique.
  • Techniques fréquentes : Gestalt-thérapie, PNL, Analyse Transactionnelle, EMDR non officiel, thérapies brèves, etc.

  • Accompagnement centré sur des objectifs (changement de vie, confiance en soi, reconversion, affirmation…). Parfois inspiré de la psychologie positive, de la PNL ou du développement personnel. Ce ne sont pas des professionnels de santé.
  • Le statut est non protégé et il n’y a aucune reconnaissance officielle. Il n’y a Aucune exigence légale de formation. Certains coachs sont certifiés par des organismes privés (ICF, etc.), d’autres sans formation.
  • Spécialités : Coaching de vie, coaching santé, coaching émotionnel, coaching en leadership ou professionnel…

  • Iels proposent une approche qui relie le corps et l’esprit, considérant que le vécu psychique s’exprime aussi à travers le corps. Iels interviennent notamment sur : les tensions corporelles liées aux émotions refoulées, le stress chronique, les blocages émotionnels ou les schémas de vie répétitifs, les troubles psychosomatiques, les douleurs sans cause organique. Le travail s’appuie souvent sur la respiration, le mouvement, le toucher, la parole, la visualisation, ou des mises en situation corporelles et émotionnelles.
  • Pas de diplôme ou formation spécifique, ni référentiel unique. La durée et qualité des formations sont variables.

  • Les thérapeutes visent à prévenir, traiter, soigner ou soulager les maux d’une personne (ne nécessitant pas de traitement médical), en dehors de tout cadre réglementé ou diplôme médical.
  • L’accompagnement est très variable d’une personne à l’autre et l’offre de thérapie est très vaste et variée, avec des thérapies pouvant être réputées même si non reconnues ou d’autres complètement farfelues, voire dangereuses.
  • Il n’y a pas de référence, ou de modèle thérapeutique ou cadre psychologique spécifique. Les thérapeutes utilisent alors des connaissances et techniques diverses et variées issues de divers courants de psychologie, de diverses thérapies reconnues et fondements scientifiques ou non.
  • Le statut est non protégé et il n’y a aucune reconnaissance officielle. Il n’existe pas de formation spécifique. Attention seuls les psychothérapeutes peuvent pratiquer la « psychothérapie ».

  • L’accompagnement est orienté sur la connaissance et la compréhension de soi, de son environnement et entourage et de situations particulières. C’est une présence de facilitation, et de guidance vers la mise en sens et un apaisement émotionnel et/ou relationnel. Cette approche ne vise pas la guérison ou le soin d’un trouble, mais un état de bien-être. Cela revêt alors une approche de prévention et de promotion de la santé mentale.
  • Il n’y a pas de référence, ou de modèle thérapeutique ou cadre psychologique spécifique. Les praticiens utilisent alors des connaissances et techniques diverses et variées issues de divers courants de psychologie, de diverses thérapies reconnues et fondements scientifiques ou non.
  • Le statut est non protégé et il n’y a aucune reconnaissance officielle. Il n’existe pas de formation spécifique.

  • Ils visent une amélioration de soi, valorisation et optimisation individuelle suivant souvent une norme sociétale dominante.
  • Le statut est non protégé et il n’y a aucune reconnaissance officielle.

  • Ils visent une transmission d’expérience, accompagnant un parcours inspiré par un vécu similaire sur un sujet particulier.
  • Le statut est non protégé et il n’y a aucune reconnaissance officielle.

  • Pratiques : Énergéticiens, magnétiseurs, soins chamaniques, reiki, soins holistiques, lithothérapeutes, guides spirituels etc.
  • Il n’y a pas de statuts, formations ou réglementations.
  • Ce sont des approches visant à équilibrer l’énergie, les émotions ou le « corps subtil ».
  • Ces approches n’ont aucun fondements scientifiques. Utilisées par certaines personnes comme complément à un suivi médical ou psychologique, mais ne doit jamais être utilisé en remplacement.

En France, l’encadrement des thérapies repose principalement sur la distinction entre les professions réglementées et les pratiques non réglementées.

Thérapies encadrées par la réglementation

Certaines approches thérapeutiques sont réservées aux professionnel·les de santé et de la psychologie, notamment :

Psychiatres et psychologues clinicien·nes

  • Iels peuvent diagnostiquer et traiter les troubles psychiques.
  • Seuls les psychiatres peuvent prescrire des médicaments et des arrêts maladie.
  • Iels peuvent pratiquer des thérapies validées scientifiquement comme les :
    • Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC)
    • Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT)
    • Thérapies familiales systémiques
    • Thérapies des schémas
    • Thérapies analytiques (approche psychanalytique encadrée pour les psychologues et psychiatres)
    • Thérapies EMDR (pratique encadrée pour les psychologues et médecins formés)

Psychothérapeutes (titre protégé)

  • Le titre de psychothérapeute ne peut être obtenu que par les psychiatres et psychologues clinicien·nes. Attention aux détournements de cette réglementation par les « praticien·ns en psychothérapie ».
  • Iels doivent être inscrit·es au registre national des psychothérapeutes.
  • Iels Peuvent pratiquer des thérapies validées scientifiquement (TCC, thérapies familiales, etc.).

Thérapies brèves et pratiques non réglementées

D’autres approches sont largement utilisées, mais ne sont pas encadrées par la loi. Ces méthodes sont souvent pratiquées par des psychopraticien·nes, coachs, ou thérapeutes non réglementés.

Elles incluent :

  • Gestalt-thérapie
  • Programmation Neuro-Linguistique (PNL)
  • Hypnose Ericksonienne (non réglementée sauf si pratiquée par un professionnel de santé)
  • Analyse Transactionnelle
  • etc.

Ces pratiques ne sont pas considérées comme des soins médicaux, elles ne permettent ni diagnostic, ni prescription, et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.

Qui a le droit de créer une thérapie ?

Il est théoriquement possible à n’importe qui de créer une nouvelle approche thérapeutique, mais pour qu’elle soit reconnue et intégrée dans le cadre médical, elle doit :

  • Faire l’objet de recherches scientifiques rigoureuses (études cliniques, validation par des revues scientifiques).
  • Être enseignée dans un cadre universitaire reconnu.
  • Être validée par les institutions de santé (Haute Autorité de Santé, Inserm, OMS, etc.).

Exemple :

  • Les TCC et l’ACT ont été validées par de nombreuses études scientifiques et sont intégrées dans les recommandations de la HAS.
  • À l’inverse, certaines méthodes (PNL, Gestalt, etc.) n’ont pas de reconnaissance scientifique officielle en France, bien qu’elles soient largement utilisées.

Professions de pratiques complémentaires réglementées

Ces pratiques sont partiellement reconnues et encadrées en France. Elles peuvent s’intégrer dans un parcours de soin, mais leur réglementation, leurs modalités d’exercice et leur prise en charge varient fortement. De nombreuses mutuelles prennent en partie en charge ces actes, et on retrouve parfois ces professions dans des services hospitaliers.

  • Iels sont des praticiens d’une approche manuelle visant à rétablir la mobilité des structures du corps (articulations, tissus, muscles, etc.) pour favoriser l’équilibre global de la santé.
  • Le titre est protégé et réglementé par l’État depuis 2002.
  • Formation de 5 ans minimum dans une école agréée par le Ministère de la Santé pour l’obtention d’un Diplôme d’Ostéopathe (DO), reconnu par l’État. Il existe des formations complémentaires comme par exemple pour l’ostéopathie tissulaire.
  • Certains ostéopathes se forment en périnatalité, sport, pédiatrie, gériatrie, etc., mais il n’existe pas de spécialités reconnues officiellement.
  • C’est une profession non conventionné par la sécurité sociale, mais il y a des remboursements partiels par de nombreuses mutuelles.

  • C’est une pratique issue de la médecine traditionnelle chinoise, reposant sur la stimulation de points précis du corps avec des aiguilles pour rétablir les équilibres énergétiques.
  • Le statut est protégé et la fonction réglementée, c’est considéré en France comme un acte médical réglementé : l’acupuncture ne peut être pratiquée que par des médecins ou sages-femmes ayant une formation complémentaire diplômante.
  • Formation : Diplôme universitaire (DU) ou diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture.
  • Les actes d’acupuncture peuvent être remboursés si ils sont pratiqués par un médecin ou sage-femme conventionné.
  • 💡 Certaines personnes contournent cela en parlant de « stimulation énergétique » ou d’« équilibrage des méridiens », mais dès qu’il y a pose d’aiguilles, c’est considéré comme un acte médical. Et même si une personne possède un diplôme en médecine traditionnelle chinoise (MTC), en France elle n’a pas le droit de pratiquer l’acupuncture.

  • Iels sont des professionnels de santé spécialisés dans la nutrition et accompagnent l’éducation alimentaire, la gestion des pathologies métaboliques ou digestives, les troubles du comportement alimentaire, etc.
  • C’est une profession réglementée, le titre est protégé, encadrée par le Code de la santé publique.
  • C’est une formation validée et contrôlée par l’ARS : BTS Diététique ou BUT (ex-DUT) Génie Biologique option diététique (bac+2/3). Les études peuvent être poursuivies par une licence et un master pour se perfectionner, ou se spécialiser et poursuivre des postes en établissements de soins.
  • Les praticiens ne sont pas conventionnés, et la pratique est non remboursée (sauf exceptions rares en hopitaux). Les mutuelles proposent des remboursements partiels.

  • Médecine manuelle centrée sur les troubles de l’appareil musculo-squelettique, en particulier les douleurs vertébrales, lombaires et articulaires.
  • Profession de santé reconnue depuis 2002 (loi Kouchner), réglementée par le Code de la santé publique.
  • Formation : 6 ans dans un établissement agréé par le Ministère de la Santé (IFEC). Diplôme de docteur en chiropraxie (DC).
  • Reconnue officiellement en France, avec droit de diagnostic, actes manuels, prescription de certains examens.
  • Non prise en charge par la Sécurité sociale, mais remboursée par de nombreuses mutuelles.

Professions de médecines traditionnelles

Elles ne sont peu ou pas réglementées en France, mais reconnues par l’OMS comme systèmes médicaux traditionnels).

  • C’est un système médical millénaire venu de Chine, fondé sur l’équilibre du Qi (énergie vitale) et l’harmonie des organes. Elle regroupe plusieurs disciplines : acupuncture, pharmacopée chinoise, massage Tuina, Qi Gong, diététique chinoise.
  • Formations en écoles privées, parfois longues (de 3 à 5 ans), délivrant un certificat ou diplôme non reconnu par l’État français. Certaines universités à l’étranger délivrent des diplômes en MTC.
  • Partiellement reconnue : seul l’usage médical de l’acupuncture est réglementé (réservé aux médecins ou sages-femmes). Les autres disciplines (Tuina, Qi Gong, etc.) ne sont pas réglementées.
  • Non conventionné, parfois remboursé par certaines mutuelles.

  • C’est une médecine traditionnelle indienne basée sur l’équilibre des doshas (Vata, Pitta, Kapha), la nutrition, les plantes médicinales, les massages, le yoga, la respiration et la purification.
  • Formations délivrées en Inde ou dans des écoles privées en France. Aucun diplôme officiellement reconnu par l’État français. Certaines formations indiennes sont universitaires, mais non transposables au cadre médical français.
  • Non réglementée ; considérée comme une pratique de bien-être.
  • Non conventionné, pas reconnu comme acte médical, remboursé uniquement par certaines mutuelles bien-être.

  • C’est une approche holistique visant à préserver et optimiser la santé par des moyens naturels (alimentation, plantes, hygiène de vie, relaxation, techniques respiratoires, etc.).
  • Formations proposées par des écoles privées, de durée variable (1 à 4 ans), délivrant des certificats ou titres privés. Certaines sont labellisées par des syndicats (FENA, OMNES), mais aucun diplôme d’État. La qualité des formations est très variable.
  • Non réglementée, non reconnue comme une profession de santé. Cependant, reconnue comme médecine complémentaire dans certains pays européens (Suisse, Allemagne, etc.).
  • Non conventionné, non remboursé par la Sécu, parfois partiellement pris en charge par certaines mutuelles bien-être.

  • Technique de stimulation de zones réflexes (pieds, mains, visage) pour favoriser l’autorégulation du corps et le soulagement de certaines tensions ou douleurs.
  • Formations privées, de quelques mois à deux ans. Il n’existe pas de diplôme d’État pour cette pratique.
  • Non encadrée réglementairement, mais tolérée en tant que pratique de bien-être.
  • Non conventionné, non reconnu médicalement, pas remboursé par la Sécurité sociale, parfois pris en charge par les mutuelles orientées médecines douces.

Pratiques complémentaires reconnues si exercées par des professionnels de santé

Ce sont des pratiques non autonomes, encadrées uniquement lorsqu’elles sont pratiquées par des professionnels de santé diplômés, souvent à visée complémentaire ou intégrative.

  • Utilisation de l’hypnose dans un cadre clinique pour accompagner la gestion de la douleur, l’anxiété, les troubles psychosomatiques, ou encore certaines pathologies chroniques.
  • Formation complémentaire (1 à 3 ans) accessible uniquement aux professionnels de santé : médecins, dentistes, psychologues, sages-femmes, infirmiers. Dispensée par des organismes ou universités, parfois diplômante (DU).
  • Non reconnue comme spécialité médicale autonome, mais encadrée lorsqu’elle est pratiquée par un soignant formé.
  • Pratiquée en libéral ou à l’hôpital, non remboursée directement par la Sécurité sociale, mais parfois intégrée dans un soin global pris en charge. Certaines mutuelles prennent en charge les consultations.
  • Ne pas confondre avec l’hypnose de bien-être ou « hypnothérapie », exercée hors du champ médical sans encadrement légal.

  • Pratique visant à réduire le stress, améliorer la qualité de vie et la gestion des émotions par la pratique de la pleine conscience.
  • Formation spécifique au programme MBSR souvent à l’étranger ou dans des structures affiliées à Jon Kabat-Zinn. Certains professionnels de santé, psychologues ou enseignants peuvent se former à cette approche en complément par des diplômes universitaires (DU) ou formations privées.
  • Pas réglementée comme pratique médicale, mais de plus en plus utilisée dans le champ de la santé mentale et de l’oncologie. Peut être pratiquée en hôpital par des professionnels formés.
  • Non remboursée par la Sécu, parfois prise en charge par certaines mutuelles santé ou dans des programmes hospitaliers.

  • Approches médicales qui s’intéressent au bon fonctionnement du corps par la biochimie fine de l’organisme, à l’équilibre du microbiote, aux carences en nutriments, à l’inflammation de bas grade, dans une perspective de prévention, terrain, et personnalisation du soin.
  • Pas de spécialité médicale reconnue en France. Certaines formations privées destinées aux professionnels de santé uniquement : médecins, pharmaciens, diététiciens, sages-femmes. Certaines sont diplômantes (DU de nutrition fonctionnelle, DU de micronutrition, etc.).
  • Non reconnue comme spécialité médicale, mais exercée par des professionnels diplômés dans leur champ d’exercice initial.
  • Les consultations de médecine fonctionnelle ou de micronutrition ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, mais certaines mutuelles peuvent proposer une prise en charge partielle.
  • Ne pas confondre avec les praticiens en médecine fonctionnelle ou micro-nutritionnistes, qui sont des professions non reconnues et non exercées par des professionnels de santé.

Pratiques controversées scientifiquement

Ce sont des pratiques non autonomes, encadrées uniquement lorsqu’elles sont pratiquées par des professionnels de santé diplômés, souvent à visée complémentaire ou intégrative.

  • Médecine alternative fondée par Samuel Hahnemann au XVIIIe siècle, basée sur le principe de similitude (« le semblable guérit le semblable ») et la dilution infinitésimale des substances. Elle vise à stimuler les capacités d’autoguérison du corps.
  • L’homéopathie n’est pas reconnue comme une spécialité médicale.
  • Seuls les médecins, sages-femmes, dentistes et vétérinaires peuvent légalement prescrire des médicaments homéopathiques et la pratiquer s’ils ont suivi une formation.
  • Les personnes non titulaires d’un diplôme de santé ne peuvent pas se revendiquer « homéopathes » ou prescrire quoi que ce soit.
  • Formations pour les médecins : Diplôme universitaire (DU) ou formations privées reconnues par les Ordres professionnels (ex : DU d’homéopathie à la Faculté de Médecine). Pour les non-médecins : certaines formations privées existent mais ne confèrent pas un statut reconnu.
  • Reconnaissance scientifique et institutionnelle controversée : absence de preuves scientifiques solides démontrant une efficacité supérieure à l’effet placebo. Cela a conduit au déremboursement total en France depuis le 1er janvier 2021, sur décision de la HAS (Haute Autorité de Santé), après un avis défavorable sur son efficacité.
  • Non remboursée par la Sécurité sociale. Certains praticiens en homéopathie peuvent pratiquer des actes remboursables s’ils sont médecins conventionnés, mais la prescription homéopathique elle-même n’est plus remboursée.
  • L’utilisation en milieu hospitalier est rarissime. Quelques médecins l’intègrent dans des soins de support ou en accompagnement, mais cela reste non institutionnalisé.

  • Technique manuelle douce visant à repérer et corriger les « mémoires de traumatismes » enregistrées par le corps. Basée sur une lecture fine des tissus.
  • Cette pratique est non reconnue officiellement comme spécialité et est controversée scientifiquement. Elle est rejetée par l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes, qui la déconseille.
  • La formation : Réservée aux masseurs-kinésithérapeutes diplômés, via des formations spécifiques privées (écoles fondées par les créateurs de la méthode).
  • Les praticiens sont exclusivement kinésithérapeutes formés à la méthode, exerçant en libéral, en complément à la kinésithérapie.

Professions de pratiques thérapeutiques non médicales, de plus en plus reconnues

Ces pratiques s’appuient sur les sciences et connaissances médicales modernes et leurs mécanismes d’actions sont donc compris et expliqués, tout comme leur bénéfices.

Certaines font l’objet de remboursements partiels par des mutuelles, elles peuvent être pratiquées en complément par des professionnels de santé ou par des praticiens indépendants,. Elles apparaissent de plus en plus dans des institutions médicales comme les hôpitaux, cliniques, et programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient – ETP et dans les services de médecine intégrative.
Elles ont fait l’objet de nombreuses études scientifiques médicales rigoureuses, mais leurs statuts varient selon les réglementations et les pays.
N’étant pas des professions réglementées et reconnues officiellement, il n’y a pas de formation ou diplôme réglementé, de ce faire de nombreuses formations privées existent, avec des qualités extrêmement variables. De ce fait, il existe de nombreuses dérives mercantiles, abus de vulnérabilité avec des professionnels sans déontologie ou éthique du soin.
La qualité des pratiques dépend donc de la formation et des profils individuels des praticiens.

  • Technique psycho-corporelle combinant relaxation, respiration, visualisation et conscience du corps.
  • Non réglementé en France. Écoles privées, souvent entre 1 et 3 ans. Pas de diplôme d’État.
  • Utilisée dans certains hôpitaux (oncologie, maternité, douleur) soit par des soignants formés soit par des indépendants. La pratique est reconnue par certaines mutuelles.

  • Utilisation thérapeutique des outils du yoga (postures, respiration, méditation) dans une visée de soin de troubles ou pathologies déjà diagnostiquées.
  • Certification après formation spécifique en yoga thérapie (souvent à destination de soignants ou profs de yoga expérimentés).Il existe un diplôme universitaire introduisant à cette pratique et à la micronutrition. Non réglementé en France.
  • La pratique du yoga est souvent recommandée par la Haute Autorité de Santé dans la prise en charge de certaines pathologies chroniques (comme l’endométriose).
  • Certaines mutuelles commencent à rembourser le yoga en général.

  • Yoga adapté aux étapes de la grossesse et du post-partum, visant à soulager les douleurs, améliorer la respiration et soutenir l’émotionnel.
  • Formations variables à destination de professeurs de yoga ou de soignants. De nombreuses sages-femmes s’y forment. Non réglementé en France.
  • On retrouve de plus en plus cette pratique dans les établissements hospitaliers, en maisons de santé, cliniques etc.
  • Certaines mutuelles commencent à rembourser le yoga en général.

  • La méditation permet la réduction du stress et l’amélioration des états anxieux, dépressifs, traumatiques etc. Elle s’adresse autant aux personnes atteintes de pathologies « physiques » que psychiques.
  • Non réglementée, mais validée cliniquement dans certains domaines.
  • Utilisée dans des programmes ETP, dans des hôpitaux, en cancérologie, psychiatrie, etc.
  • Il existe des formations privées et des formations universitaires diplômante.

  • Utilisation de l’hypnose dans un but thérapeutique (douleur, anxiété, troubles fonctionnels).
  • En milieu médical : réglementé si pratiqué par un·e soignant·e formé.
  • En libéral : non réglementé.
  • Formations non reconnues en écoles privées.

  • Il s’agit de diverses méthodes d’expression créative utilisées à visée psychothérapeutique ou de soutien.
  • Non réglementées, mais intégrées dans certains parcours hospitaliers.
  • Certificats d’université (DU d’art-thérapie), ou écoles privées.
  • La profession est reconnue et plébiscité en milieu hospitalier, MSP, CMP, notamment en psychiatrie, gériatrie, neurologie, soins palliatifs, pédiatrie, ETP etc.

  • Utilisation de plantes médicinales (ou huiles essentielles) pour prévenir ou accompagner certains troubles.
  • La phytothérapie est partiellement encadrée si via un professionnel de santé (pharmacien·ne, médecin).
  • L’aromathérapie est non réglementée en libéral (hors cadre médical), mais de plus en plus de pharmacien·nes s’y forment.
  • Il existe des formations privées pour non-soignants et des formations complémentaires pour soignants.
  • Profession pratiquée en pharmacie, parfois utilisée en hôpital en support de soin (aromathérapie clinique).
  • Il n’existe plus de titre d’herboriste protégé. Toutefois, la loi autorise « les praticiens en plantes médicinales » à vendre 148 plantes libérées du monopole pharmaceutique, sous des formes et des parties spécifiques précisées par le décret n°2008-841 du 22 août 2008. La législation leur permet également la vente de plantes appartenant à la liste A de la Pharmacopée sous le statut de compléments alimentaires.
  • Les pharmacien·nes sont les seuls à pouvoir vendre et conseiller toutes les plantes médicinales.

  • Approche de santé intégrative visant à traiter les causes des déséquilibres métaboliques, digestifs, hormonaux, etc. Utilise très souvent la nutraceutique et la micro nutrition.
  • Il s’agit de formations privées destinées aux non soignant·es. Il existe des formations complémentaires destinées uniquement aux soignants.
  • Les praticien·nes sont donc des médecins ou sages-femmes mais aussi des thérapeutes sans formation médicale (ce qui peut poser problème parfois selon comment est orienté l’accompagnement).
  • La pratique n’est pas reconnue par l’Ordre des médecins en France, mais de plus en plus plébiscitée (d’où les dérives possibles).

  • Approche nutritionnelle visant à corriger les déficits en micronutriments (vitamines, oligo-éléments, probiotiques, etc.) par l’alimentation et la nutraceutique (utilisation de compléments alimentaires), et utiliser certaines molécules ou nutriments non utilisée en pharmacopée moderne, qui ont montré une efficacité dans des études et dans l’expérience. De ce fait, cette approche est souvent utilisée dans une perspective de médecine fonctionnelle et de pratique médicale complémentaire. Certaines personnes y ont recours pour prendre moins de médicaments/remplacer des médicaments en raison de leurs effets secondaires, pour cela il est important d’être accompagné par un·e soignant·e (ne jamais arrêter un traitement sans avis médical).
  • La démarche est souvent plus préventive que thérapeutique.
  • Non réglementée, mais pratiquée parfois par des soignant·es formés (médecins, pharmaciens, sages-femmes, diététicien·nes). Ou des praticien·nes non soignant·es indépendant·es.
  • De plus en plus utilisée en médecine intégrative. À manipuler avec précaution hors cadre médical.
  • Certain·es praticien·nes s’associent à des soignant·es pour travailler ensemble et palier aux limites induites par cette pratique : les non soignant·es ne peuvent prescrire et faire réaliser des bilans sanguins, ne peuvent que conseiller des compléments non remboursés par la sécurité sociale et ne connaissent pas les interactions avec les autres traitements.

  • Approche manuelle douce agissant sur les fascias (tissus conjonctifs) pour restaurer mobilité, équilibre et vitalité. Elle est issue de l’ostéopathie.
  • Non réglementée, formations en écoles privées, souvent suivies par des kinésithérapeutes ou ostéopathes, mais aussi par des praticiens non soignants.
  • La reconnaissance est en progression dans certaines structures de soins ou de rééducation. Reconnue dans des travaux de recherche appliquée.

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