Pratiques et professions de santé et de soins
Cette page vous permettra de connaitre les différentes pratiques et professions de santé et de soins, celles qui sont réglementées, ainsi que celles qui ne le sont pas. Vous y trouverez des repères sur le cadre légal ainsi que les obligations professionnelles afin de déterminer de manière éclairée, vers qui vous tourner.
Dernière mise à jour : mars 2026 |Durée de lecture totale : 33 minutes.
Comprendre les professions du soin : un guide pour s’orienter
Quand on vit avec une maladie chronique comme l’endométriose, on croise de nombreux professionnel·les de santé et du soin, aux approches, statuts et niveaux de reconnaissance très différents.
Entre médecine conventionnelle, professions paramédicales, psychologues, praticiens en thérapies complémentaires, de soins de support ou encore médecines traditionnelles, il peut être difficile de s’y retrouver.
Cette page a pour objectif de guider les patient·es et leurs proches dans la compréhension des différentes professions du soin, qu’elles soient réglementées ou non réglementées, afin de mieux comprendre le rôle, les compétences, les limites et le cadre légal de chacun.

Pratiques conventionnelles ou non, De quoi parle-t-on ?
En santé, il convient de distinguer les pratiques conventionnelles réglementées des pratiques dites non conventionnelles.
Plan de la page
Professions de la médecine conventionnelle
Les médecins sont obligatoirement diplômés d’état avec un doctorat en médecine. Iels sont ainsi habilités à prescrire des médicaments et arrêts maladie, et sont encadré·es par l’Ordre des Médecins.
La durée des études varie selon la spécialité : 6 années de médecine (tronc commun), validation des épreuves nationales, accès à une spécialité via un Diplôme d’Études Spécialisées (DES) obligatoire (3ans pour la médecine générale, 4 à 6 ans pour les autres spécialités). Certaines spécialités nécessitent ensuite un DESC (Diplôme d’Études Spécialisées Complémentaires) ou une formation complémentaire pour approfondir un domaine précis.
La première année d’étude (PASS) est commune aux 5 filières de santé.
📌 Statut : Les médecins sont conventionnés par l’Assurance Maladie selon différents secteurs (1, 2 ou 3), ce qui détermine leurs tarifs de consultation et le niveau de remboursement.
- En secteur 1, les médecins appliquent les tarifs fixés par la Sécurité sociale (sans dépassement d’honoraires, sauf exceptions).
- En secteur 2, ils peuvent pratiquer des dépassements d’honoraires, partiellement remboursés selon les mutuelles.
- En secteur 3 (non conventionnés), leurs tarifs sont libres et très peu remboursés.
Professions du paramédical
Elles sont encadrées par un diplôme d’État et des formations obligatoires. Leurs interventions sont complémentaires aux soins médicaux. Il existe des institutions étatiques et organismes propres à chaque disciplines.
Professions de la psychologie et psychothérapie réglementées
Professions de la sexualité
Le titre de « sexologue » n’est pas protégé par la loi en France. Cela signifie que n’importe qui peut s’auto-déclarer sexologue ou sexothérapeute.
La prudence s’impose : toujours vérifier la formation initiale, les diplômes universitaires, les expériences, et s’assurer que le professionnel travaille dans le respect des limites de sa compétence.
Certains pseudo-professionnel·les peuvent tenir des discours culpabilisants, pathologisants, ou proposer des thérapies intrusives : la relation de confiance, le respect du consentement et du cadre sont essentiels.
Professions de la psychologie NON réglementées
Ces professions ne sont pas encadrées par l’État, et les titres ne sont ni protégés, ni soumis à des normes de formation précises (en dehors de la psychanalyse). Elles reposent sur des approches variées, souvent issues du développement personnel ou des thérapies alternatives.
Le mot « thérapeute » en France n’est pas un titre réglementé (contrairement à « psychologue ») ou encadré juridiquement, n’importe qui peut se présenter comme « thérapeute », même sans diplôme ni formation reconnue.
💡 À surveiller : L’absence de réglementation peut conduire à des pratiques non éthiques ou peu fondées scientifiquement. Une vigilance est nécessaire pour éviter les dérives commerciales ou sectaires. De plus, sans protection des titres et formations, n’importe qui peut s’auto-proclamer, peut monter une formation sans connaissances préalables etc. Une formation professionnelle n’est pas gage de qualité et de compétences malheureusement.
Professions de pratiques complémentaires réglementées
Ces pratiques sont partiellement reconnues et encadrées en France. Elles peuvent s’intégrer dans un parcours de soin, mais leur réglementation, leurs modalités d’exercice et leur prise en charge varient fortement. De nombreuses mutuelles prennent en partie en charge ces actes, et on retrouve parfois ces professions dans des services hospitaliers.
Professions de médecines traditionnelles
Elles ne sont peu ou pas réglementées en France, mais reconnues par l’OMS comme systèmes médicaux traditionnels).
Pratiques complémentaires reconnues si exercées par des professionnels de santé
Ce sont des pratiques non autonomes, encadrées uniquement lorsqu’elles sont pratiquées par des professionnels de santé diplômés, souvent à visée complémentaire ou intégrative.
Pratiques controversées scientifiquement
Ce sont des pratiques non autonomes, encadrées uniquement lorsqu’elles sont pratiquées par des professionnels de santé diplômés, souvent à visée complémentaire ou intégrative.
Professions de pratiques thérapeutiques non médicales, de plus en plus reconnues
Ces pratiques s’appuient sur les sciences et connaissances médicales modernes et leurs mécanismes d’actions sont donc compris et expliqués, tout comme leur bénéfices.
Certaines font l’objet de remboursements partiels par des mutuelles, elles peuvent être pratiquées en complément par des professionnels de santé ou par des praticiens indépendants,. Elles apparaissent de plus en plus dans des institutions médicales comme les hôpitaux, cliniques, et programmes d’Éducation Thérapeutique du Patient – ETP et dans les services de médecine intégrative.
Elles ont fait l’objet de nombreuses études scientifiques médicales rigoureuses, mais leurs statuts varient selon les réglementations et les pays.
N’étant pas des professions réglementées et reconnues officiellement, il n’y a pas de formation ou diplôme réglementé, de ce faire de nombreuses formations privées existent, avec des qualités extrêmement variables. De ce fait, il existe de nombreuses dérives mercantiles, abus de vulnérabilité avec des professionnels sans déontologie ou éthique du soin.
La qualité des pratiques dépend donc de la formation et des profils individuels des praticiens.
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