La fertilité

Ici toutes les informations concernant la fertilité, et la prise en charge de l’infertilité en France ainsi que les différentes alternatives dans les pays voisins, la législation, les protocoles, le remboursement et les associations facilitants les démarches.

Quand on est atteint·e d’endométriose, vers qui s’orienter ?


L’endométriose est reconnue comme
l’une des principales causes d’infertilité en France
. Elle touche entre 1,5 et 2,5 millions de personnes dans notre pays, soit environ 1 femme sur 10 en âge de procréer1. Entre 25 et 50 % des personnes qui consultent pour une infertilité présentent une endométriose2, et 30 à 40 % des personnes atteintes rencontrent des difficultés à concevoir3.
Ces chiffres méritent d’être lus avec nuance : ils ne signifient pas que toute personne atteinte d’endométriose sera infertile. Beaucoup conçoivent sans difficulté, y compris spontanément. La relation entre endométriose et fertilité est réelle mais complexe, et dépend fortement de la forme, de la localisation et de la sévérité de la maladie.



Pourquoi l’endométriose et l’adénomyose affectent elles la fertilité

L’endométriose peut altérer la fertilité par des mécanismes multiples, souvent intriqués4. On distingue schématiquement :

Les obstacles mécaniques

Les lésions d’endométriose provoquent des réactions inflammatoires chroniques qui génèrent des adhérences pelviennes, des rétractions fibreuses et parfois des obstructions tubaires (hématosalpinx). Ces anomalies anatomiques peuvent gêner le transport des gamètes, empêcher la captation de l’ovocyte par la trompe, ou bloquer le chemin de l’embryon vers l’utérus.

L’altération de la réserve ovarienne

Les endométriomes ovariens (kystes endométriosiques) sont particulièrement délétères pour le capital folliculaire. La présence de contenu oxydatif dans ces kystes est toxique pour les follicules adjacents. Les chirurgies répétées sur les ovaires peuvent elles aussi réduire la réserve ovarienne, parfois plus que la maladie elle-même. L’hormone anti-mülllérienne (AMH), marqueur de la réserve ovarienne, est fréquemment abaissée chez les personnes atteintes, en particulier en présence d’endométriomes bilatéraux5.

L’inflammation du liquide péritonéal

Le liquide présent dans la cavité péritonéale est pro-inflammatoire et pro-oxydatif en présence d’endométriose. Cet environnement toxique nuit à la qualité ovocytaire, perturbe la rencontre entre l’ovocyte et le spermatozoïde, peut altérer la mobilité et la fragmentation de l’ADN spermatique, et compromet les conditions d’implantation de l’embryon [4].

L’altération de la réceptivité utérine

Des anomalies de l’endomètre ont été décrites : résistance à la progestérone, altération des marqueurs moléculaires de la « fenêtre d’implantation », modifications de la contractilité utérine. Ces dysfonctionnements peuvent compromettre l’implantation embryonnaire même en dehors de toute obstruction mécanique [4].

Les dyspareunies

Les douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunies), très fréquentes dans l’endométriose, peuvent conduire à une raréfaction des rapports voire à leur arrêt, ce qui constitue en soi un facteur d’hypofertilité de fait [4], largement sous estimé.

L’adénomyose, présence de lésions dans le muscle utérin (myomètre), est fréquemment associée à l’endométriose : on l’estime présente chez 27 à 43 % des personnes atteintes d’endométriose6. Son impact sur la fertilité, longtemps sous-estimé, est aujourd’hui mieux documenté, même s’il reste débattu.

Altération de la réceptivité endométriale.

L’adénomyose génère un environnement hyperœstrogénique local et une résistance à la progestérone, perturbant la fenêtre d’implantation7. Les niveaux de prostaglandines endométriales sont augmentés, entretenant un état inflammatoire local.

Contractilité utérine anormale.

Les anomalies de la zone de jonction entre endomètre et myomètre induisent des contractions utérines désordonnées qui peuvent gêner le transport des gamètes et compromettre l’implantation embryonnaire.

Risque de fausses couches précoces.

La méta-analyse de Vercellini et al. (2014) a montré une réduction de 28 % des taux de grossesse en cas d’adénomyose en FIV8. L’adénomyose augmente significativement le risque de fausse couche précoce et diminue les taux de grossesse à terme, particulièrement quand elle est associée à l’endométriose9.

Important : la sévérité et la forme (focale vs diffuse, superficielle vs profonde) de l’adénomyose conditionnent son impact sur la fertilité. Une adénomyose focale légère peut avoir un impact très limité, alors qu’une adénomyose diffuse sévère est nettement plus délétère.

Le taux de grossesse spontanée en cas d’infertilité liée à l’endométriose est estimé à 36 % à 3 ans, contre 55 % pour les infertilités inexpliquées [4]. En cas de FIV, des taux de grossesse de 50 % ont été rapportés chez des personnes atteintes d’endométriose [3].

L’endométriose est 5 fois plus fréquente chez les personnes infertiles que chez les personnes fertiles, selon une étude comparant plus de 10 000 patientes [3]. Mais ces données épidémiologiques ne doivent pas masquer la réalité clinique : de très nombreuses personnes atteintes d’endométriose, y compris sévère, conçoivent spontanément et mènent leurs grossesses à terme.


Le bilan de fertilité : examens et situations


Un bilan de fertilité est recommandé en cas de désir de grossesse non satisfait après une certaine durée de tentatives, mais cette durée varie selon la situation clinique et personnelle.

En présence d’endométriose ou d’adénomyose confirmée :

  • avant de commencer à essayer :ne pas attendre 12 mois : consulter dès les premières tentatives infructueuses, surtout si la forme est sévère (endométriose stade III/IV, endométriomes bilatéraux, adénomyose diffuse).
  • consulter sans délai. En cas de douleurs pelviennes importantes, de cycles irréguliers ou de réserve ovarienne connue comme basse :

Sans diagnostic formel :

  • Couples hétérosexuels : après 12 mois de rapports non protégés réguliers si moins de 35 ans ; après 6 mois si 35 ans ou plus.
  • Personnes seules ou couples de femmes : consultation possible dès la formulation du projet parental, avant même de commencer les tentatives.

Pour les personnes avec utérus

  • Dosage de l’AMH (hormone anti-mülllérienne) :

Marqueur de la réserve ovarienne, réalisable à n’importe quel moment du cycle. Particulièrement important en cas d’endométriomes ou d’antécédents de chirurgie ovarienne. Un taux bas couplé à un comptage folliculaire faible oriente vers une prise en charge rapide.

  • Échographie pelvienne endovaginale (EEV) :

Évalue la réserve ovarienne (comptage des follicules antraux), recherche des endométriomes, des signes d’adénomyose et d’anomalies utérines. À réaliser en début de cycle. Contre-indiquée chez les personnes vierges.

  • Bilan hormonal :

FSH, LH, estradiol en début de cycle (J2–J5) ; TSH (thyroïde) ; prolactine. Ces dosages évaluent la qualité de la réponse ovarienne et recherchent des causes associées d’hypofertilité.

  • Évaluation de la perméabilité tubaire :

Hystérosalpingographie (HSG) ou hystérosonographie (HyCoSy) : examens permettant de vérifier la perméabilité des trompes et l’état de la cavité utérine. Indispensables avant de s’orienter vers une insémination intra-utérine. Peuvent être inconfortables donc prévenir le médecin en cas d’antécédents de douleurs pelviennes importantes.

  • IRM pelvienne :

Examen de référence pour la cartographie de l’endométriose profonde et de l’adénomyose. Renseignements précieux pour adapter la stratégie de fertilité et évaluer l’indication chirurgicale éventuelle.

  • Cœlioscopie diagnostique :

Peut être réalisée dans le cadre du bilan si les examens non invasifs sont insuffisants, notamment en cas de suspicion d’endométriose tubaire ou d’adhérences pelviennes sévères. Parfois proposée conjointement à un geste chirurgical thérapeutique.

  • Hystéroscopie avec biopsie :

Réalisée sous anesthésie locale ou générale, elle permet de visualiser la cavité utérine et de réaliser des biopsies. Cet examen permet de visualiser des atteintes comme l’adénomyose, et par la biopsie de savoir si il y a une endométrite, pouvant impacter une implantation embryonnaire, notamment en cas d’antécédents de fausses-couches.

Pour les personnes avec testicules

  • Spermogramme-spermocytogramme :

Examen incontournable dans tout bilan de fertilité d’un couple hétérosexuel. Évalue le nombre, la mobilité et la morphologie des spermatozoïdes. L’environnement inflammatoire péritonéal de l’endométriose peut aussi altérer la qualité spermatique [5].

  • Test de fragmentation de l’ADN spermatique :

Proposé en cas d’échecs répétés de FIV, de fausses couches à répétition, ou de spermogramme limite.

Le caryotype constitutionnel

Le caryotype est l’analyse de l’ensemble des chromosomes d’un individu à partir d’une prise de sang. Il permet de détecter des anomalies de nombre (ex. syndrome de Turner : 45,X) ou de structure (translocations, inversions) pouvant être à l’origine d’une infertilité ou de fausses couches répétées.

Indications : il n’est pas recommandé de manière systématique avant toute FIV10. Une étude française menée au CHRU de Nancy portant sur 1 252 couples a montré que seulement 1,7 % de la population totale avait vu sa prise en charge modifiée après le caryotype11. Il est en revanche indiqué dans les situations suivantes :

  • Fausses couches répétées (≥ 2), notamment avec suspicion d’anomalie chromosomique parentale
  • Antécédent d’enfant né avec une anomalie chromosomique
  • Azoospermie ou oligospermie sévère (il est prescrit conjointement à la recherche de microdélétions du chromosome Y et au caryotype de la partenaire)
  • Insuffisance ovarienne précoce ou ménopause précoce inexpliquée
  • Suspicion clinique ou familiale d’anomalie chromosomique héréditaire

Remboursement : le caryotype est remboursé par l’Assurance Maladie sur prescription médicale, dans les indications validées. Nécessite un consentement écrit signé.

Les tests génétiques ciblés

Recherche de la mutation FMR1 (syndrome de l’X fragile)

Indiquée en cas d’insuffisance ovarienne précoce (ménopause avant 40 ans), d’antécédents familiaux de syndrome de l’X fragile, ou chez les candidates au don d’ovocytes (obligatoire). Cette mutation est une cause identifiable de déficit de réserve ovarienne. Le gène FMR1 est situé sur le chromosome X ; sa prémutation peut passer inaperçue chez la porteuse et être amplifiée à la génération suivante12. Remboursé sur indication.

Microdélétions du chromosome Y

Prescrit chez les hommes en cas d’azoospermie ou d’oligospermie sévère. Certaines régions du chromosome Y contenant des gènes essentiels à la spermatogenèse (régions AZF) peuvent être délétées, expliquant une absence ou une insuffisance de production de spermatozoïdes. Ce test oriente vers le choix de la technique d’AMP et guide le conseil génétique (les microdélétions sont transmises à 100 % aux garçons conçus par ICSI). Remboursé sur indication.

Recherche de mutation du gène CFTR (mucoviscidose)

Proposée en cas d’absence bilatérale des canaux déférents (ABCD) chez l’homme, cause d’azoospermie obstructive. L’ABCD est souvent une forme atypique de mucoviscidose. Si la mutation est retrouvée chez l’homme, le dépistage est proposé à la partenaire pour évaluer le risque de transmission. Remboursé sur indication.

Groupe sanguin et RAI (Recherche d’Agglutinines Irrégulières)

Le groupe sanguin ABO-Rhésus et la RAI font partie des examens obligatoires dans tout bilan pré-conceptionnel et dans le suivi de grossesse. Ils sont requis dans tout parcours de don de gamètes pour assurer une compatibilité et éviter les risques d’allo-immunisation fœto-maternelle (ex. incompatibilité Rhésus pouvant conduire à une anémie hémolytique fœtale). Ces examens sont entièrement remboursés.

Les examens complémentaires non remboursés : information critique

Cette section adopte une posture éditoriale explicitement critique et sourcée. La présentation de ces tests ne constitue pas une recommandation de les réaliser, et leur pertinence doit toujours être discutée avec une équipe médicale.

Le test MatriceLab (bilan immunitaire de réceptivité utérine)

Le test MatriceLab est un test immunologique de l’endomètre développé par une équipe française (laboratoire MatriceLab Innove). Il repose sur une biopsie d’endomètre réalisée lors de la fenêtre d’implantation, dont l’analyse permet d’établir un « profil immunitaire de réceptivité utérine » et de proposer un traitement personnalisé pour favoriser l’implantation embryonnaire.

À qui est-il proposé ? Principalement aux patientes présentant des échecs répétés d’implantation malgré le transfert d’embryons de bonne qualité (en général après 2 à 4 échecs de FIV), et aux personnes ayant subi plusieurs fausses couches inexpliquées13.

Coût : environ 650 € (bilan initial, tarif 2025), non remboursé par la Sécurité Sociale.

Limites et mise en garde : le test MatriceLab fait l’objet d’un intérêt scientifique réel dans le champ de l’immunologie de la reproduction. Cependant, plusieurs réserves s’imposent :

  • Il n’est à ce jour pas inscrit à la nomenclature des actes remboursés, ce qui traduit l’absence de validation suffisante par la HAS.
  • Les performances annoncées (augmentation relative de 40 à 50 % des taux de naissance) [13] sont des données issues d’études observationnelles et non d’essais randomisés contrôlés (le standard de preuve requis pour une recommandation de pratique clinique).
  • Conflit d’intérêts structurel : le laboratoire qui commercialise le test est également celui qui produit les données le soutenant, ce qui appelle à la prudence dans l’interprétation des résultats.
  • La biopsie d’endomètre, si techniquement rapide, peut être douloureuse, particulièrement en cas d’endométriose avec hyperalgie pelvienne. Ce point doit être discuté en amont.

La mention de ce test sur des forums ou réseaux sociaux est fréquente et peut créer un sentiment d’obligation. Il est important de ne pas réaliser cet examen sous pression communautaire, mais uniquement sur indication médicale claire et après discussion avec l’équipe PMA.

Le test ERA (Endometrial Receptivity Analysis) et assimilés

Le test ERA analyse le profil d’expression génique de l’endomètre pour identifier la « fenêtre d’implantation » personnalisée, c’est-à-dire le moment précis où l’endomètre est le plus réceptif. D’autres tests similaires existent (Win-Test, beReady). Ils sont surtout proposés à l’étranger mais commencent à être pratiqués en France dans certains centres privés.

Niveau de preuve : les recommandations ESHRE sur les add-ons en AMP (2023) indiquent que les données disponibles ne permettent pas de recommander le test ERA de manière systématique, notamment pour les patientes présentant un premier ou deuxième transfert. Son intérêt dans les cas d’échecs répétés d’implantation reste à confirmer par des essais contrôlés de meilleure qualité14.

Le séquençage de panel de gènes de fertilité (génome étendu)

Certains centres proposent des panels de gènes ciblant des mutations associées à l’infertilité (mutations du gène BRCA1/BRCA2 dans le contexte d’un risque de cancer et d’insuffisance ovarienne précoce, gènes impliqués dans des formes syndromiques d’infertilité, etc.). Ces tests sont prescrits dans des situations spécifiques, ils ne constituent pas un bilan de fertilité de première intention.

Dans le contexte de l’endométriose : certains travaux de recherche explorent une prédisposition génétique à l’endométriose (variants des gènes VEZT, WNT4, CDKN2B-AS1, etc.), mais aucun test génétique prédictif d’endométriose n’est validé à ce jour ni recommandé en pratique clinique15.

Personne seule avec projet parental

La loi de bioéthique de 2021 ouvre la PMA à toutes les personnes qui souhaitent avoir un projet parental, quelle que soit leur situation matrimoniale16.

La première étape est une consultation spécialisée (gynécologue spécialisé·e en fertilité ou centre PMA) si il y a un diagnostique de forme sévère ou étendue, ou bien avec des professionnel·les de premiers recours (généralistes, sages-femmes, gynécologues médicaux) formés à l’endométriose pouvant prescrire les premiers examens avant orientation vers un spécialiste. Il est également possible de discuter du projet avant d’initier le parcours et les examens.

Le bilan porte sur la fertilité propre (réserve ovarienne, perméabilité tubaire, anatomie utérine).

Les personnes seules n’ont pas à « prouver » leur infertilité pour accéder à la PMA depuis 2021. Le critère médical d’infertilité a été supprimé pour les personnes seules et les couples de femmes.

Couple hétérosexuel

Le bilan est double, chez les deux partenaires. Il est recommandé de consulter conjointement pour une approche globale. En présence d’endométriose sévère, ne pas attendre que le bilan « de routine » soit complet pour consulter un centre PMA : la réserve ovarienne peut s’altérer plus rapidement que prévu.

Couple de femmes

Depuis 2021, le parcours PMA avec don de sperme est accessible et remboursé [10]. Le bilan porte sur les deux partenaires si vous souhaitez évaluer qui portera l’enfant, ou sur la personne désignée pour porter. Un accompagnement psychologique est souvent proposé lors des consultations pluridisciplinaires.

En cas de comorbidités pouvant affecter la fertilité

Dans le cas d’une personne polypathologique, notamment avec des maladies auto-immunes comme le lupus, il est important de discuter du projet avec les deux équipes soignantes et de transmettre les comptes-rendus des consultations et résultats d’analyses de rhumatologie, médecine interne etc.. Dans certaines situations des RCP (réunions entre professionnel·les) peuvent être organisées pour obtenir des avis de spécialistes.

Les options thérapeutiques pour la fertilité

La chirurgie par cœlioscopie peut améliorer les chances de grossesse dans certaines situations. Les recommandations internationales (ESHRE, CNGOF/HAS) sont nuancées et parfois divergentes.

Endométriose minime à modérée

L’ESHRE recommande la résection ou l’ablation des lésions par cœlioscopie pour améliorer la fertilité spontanée17. Les taux de grossesse spontanée sont significativement améliorés dans les 6 à 12 mois suivant la chirurgie.

Endométriomes ovariens

En cas d’endométriome, la kystectomie (ablation du kyste) est recommandée si l’endométriome dépasse 3–4 cm, altère l’accès aux follicules en ponction, ou si son volume altère la réserve. La chirurgie doit être réalisée par des opérateur·rices expérimenté·es, en préservant au maximum le tissu ovarien sain.

Endométriose profonde

L’indication chirurgicale dans le seul but d’améliorer la fertilité est débattue. Les recommandations françaises (CNGOF/HAS) ne proposent pas de chirurgie des formes sévères dans cette seule indication. Elle peut être discutée en cas d’échec de PMA [11].

Attention aux chirurgies répétées sur les ovaires : chaque geste réduit la réserve folliculaire. En cas d’antécédents de chirurgies ovariennes multiples ou d’AMH basse, la préservation de fertilité par vitrification ovocytaire doit être discutée AVANT toute nouvelle intervention.

La stimulation ovarienne avec insémination intra-utérine (IIU)

Proposée dans les formes légères à modérées d’endométriose, avec au moins une trompe perméable. Recommandée dans les 6 mois suivant une chirurgie selon l’ESHRE [11]. Remboursée jusqu’à 6 tentatives par grossesse.

La fécondation in vitro (FIV)

La FIV est souvent proposée en cas d’endométriose modérée à sévère, d’échec d’IIU, d’altération de la réserve ovarienne, ou d’atteinte tubaire. Les taux de grossesse avoisinent 50 % [3] chez des personnes atteintes, avec une bonne tolérance et peu de complications. La FIV ne semble pas accélérer l’évolution de la maladie [9].

En cas d’adénomyose associée, un pré-traitement par agoniste de la GnRH (3 à 6 mois) avant la FIV peut améliorer les résultats en réduisant l’inflammation et améliorant la réceptivité utérine [9].

4 tentatives de FIV sont remboursées : cela inclut la stimulation ovarienne, avec la ponction, la mise en culture, la conservation et les transferts d’embryons issus de cette ponction (peu importe leur nombre). La grossesse suivie d’une naissance remet les compteurs à 0.

La FIV avec don de gamètes ou d’embryons

Le don d’ovocytes est Indiqué en cas de réserve ovarienne très basse, d’ovaires non accessibles à la ponction, ou d’échecs répétés de FIV liés à une mauvaise qualité ovocytaire. Accessible en France mais soumis à des délais d’attente importants.

Il peut également co-exister des difficultés chez le conjoint homme, pouvant entrainer également la nécessité de recourir à un don de sperme.

Les cas de figures de recours possibles :

  • Sperme sain, don d’ovocytes
  • Ovocytes sains, don de sperme
  • Don d’ovocytes et don de sperme
  • Don d’embryons.

La préservation de fertilité par vitrification ovocytaire est une option à évoquer et à anticiper chez les patient·es avant que la maladie ou la chirurgie n’ait trop réduit la réserve ovarienne.

Elle est entièrement prise en charge par l’Assurance Maladie (hors frais de conservation annuels, ~40 €/an) en cas d’indication médicale18, notamment :

  • Endométriomes récidivants ou bilatéraux
  • Endométriome unilatéral > 5 cm
  • Avant toute chirurgie ovarienne pouvant altérer la réserve

Elle doit être proposée systématiquement chez les personnes ayant un projet de grossesse futur incertain ou éloigné, avant toute intervention chirurgicale délétère [12]. Les ovocytes vitrifiés peuvent être utilisés jusqu’au 45e anniversaire.

La vitrification non médicale (sociétale) est possible de 29 à 37 ans, sans indication médicale requise, mais les frais de prélèvement ne sont pas remboursés dans ce cadre. Les délais d’attente pour l’autoconservation non médicale sont actuellement de 13 mois en moyenne en France 19.

Le terme d’add-ons désigne des techniques ou produits additionnels proposés en complément d’un cycle de FIV standard, souvent à la charge des patientes (non remboursés). L’ESHRE a publié en 2023 des recommandations de bonnes pratiques spécifiquement consacrées aux add-ons, avec des niveaux de preuve nuancés. Voici les principaux.

L’EmbryoGlue (milieu de transfert enrichi en acide hyaluronique)

L’EmbryoGlue est un milieu de culture dans lequel l’embryon est incubé environ une heure avant son transfert, enrichi en acide hyaluronique (HA) à haute concentration et en albumine recombinante. L’acide hyaluronique est naturellement présent dans l’utérus pendant la période d’implantation ; il favorise l’adhésion cellulaire et le dialogue entre l’embryon et l’endomètre.

Ce que dit l’ESHRE 2023 : l’ajout d’acide hyaluronique dans le milieu de transfert est recommandé pour les transferts frais : une méta-analyse montre une augmentation du taux de naissance vivante sans augmentation du taux de fausses couches ni de grossesses extra-utérines. Les données sur les embryons décongelés sont insuffisantes pour conclure20.

Coût et accessibilité : environ 80 à 150 € selon les centres, non remboursé (acte hors nomenclature). Certains centres l’incluent systématiquement dans leurs protocoles, parfois sans surcoût apparent.

L’EmbryoGlue est l’un des rares add-ons pour lesquels l’ESHRE émet une recommandation positive, ce qui ne signifie pas qu’il est indispensable dans tous les cas, mais que son utilisation est appuyée par des données raisonnables.

Le time-lapse (EmbryoScope)

L’EmbryoScope est un incubateur équipé d’une caméra intégrée permettant de filmer en continu le développement des embryons sans les sortir de l’incubateur. Cela permet de sélectionner l’embryon présentant le meilleur potentiel d’implantation sur la base de critères cinétiques (vitesse de division cellulaire, morphologie à chaque stade).

Ce que dit l’ESHRE 2023 : les données actuelles ne permettent pas de conclure que le time-lapse améliore de manière significative les taux de naissance vivante par rapport à l’incubateur standard, bien que la technique soit pertinente sur le plan biologique. Elle peut constituer un avantage organisationnel (moins de manipulations embryonnaires) mais ne doit pas être vendue comme un gage de succès [20].

Autres add-ons : une vigilance critique s’impose

De nombreuses autres techniques sont proposées dans le commerce de la PMA, avec des niveaux de preuve très variables. En voici quelques-unes rencontrées fréquemment en parcours :

TechniqueIndication annoncéeNiveau de preuve (ESHRE 2023)
PICSI (sélection des spermatozoïdes à l’HA)Améliorer la qualité spermatique en ICSINon recommandé en routine , bénéfice limité
MACS (tri des spermatozoïdes par annexine V)Éliminer les spermatozoïdes apoptotiquesInsuffisant pour recommandation
IMSI (ICSI à fort grossissement)Sélection morphologique avancée des spermatozoïdesNon supérieur à l’ICSI standard en population générale
Scratch endométrial (biopsie de l’endomètre avant FIV)Stimuler la réceptivité endométrialeNon recommandé en routine , données contradictoires
Platelet-rich plasma (PRP) utérinAméliorer la réceptivité utérineDonnées très préliminaires, non recommandé

La multiplication des add-ons dans le parcours PMA représente un coût cumulatif important pour les patient·es et leurs familles, sans garantie d’amélioration du pronostic. Certaines cliniques, notamment à l’étranger, les proposent de manière quasi systématique. Il est légitime de demander à l’équipe médicale les preuves scientifiques sur lesquelles s’appuie chaque proposition, et de consulter les recommandations ESHRE 2023 (disponibles en accès ouvert).



Le parcours PMA en France : ce qu’il faut savoir

Depuis la loi de bioéthique du 2 août 2021 [10], la PMA est accessible en France à :

  • Tous les couples hétérosexuels (mariés ou non), avec gamètes des partenaires ou dons
  • Tous les couples de femmes (mariées ou non), avec don de sperme
  • Toutes les personnes seules, avec don de sperme

La loi précise explicitement que l’accès « ne peut faire l’objet d’aucune différence de traitement, notamment au regard du statut matrimonial ou de l’orientation sexuelle » [10]. La PMA est remboursée par la Sécurité Sociale pour toutes ces situations.

  • Prélèvement d’ovocytes : jusqu’au 43e anniversaire
  • Utilisation de gamètes préservés : jusqu’au 45e anniversaire (personne qui porte l’enfant)
  • Don d’ovocytes : la donneuse doit avoir moins de 37 ans
  • AMP jusqu’à son 45e anniversaire chez la femme, non mariée ou au sein du couple, qui a vocation à porter l’enfant (pour les FIV, au delà de 43 ans, il est conseillé de faire appel à un don d’ovocytes)
  • Jusqu’à son 60e anniversaire chez le membre du couple qui ne portera pas l’enfant.

Bien que l’âge soit un facteur rédibitoire, il est important de savoir qu’il ne signifie pas l’acceptation automatique de la prise en charge. Celle-ci peut être refusée pour des raisons médicales, mais aussi si l’équipe de PMA évalue les chances de réussites comme quasi nulles.

Premières consultations pluridisciplinaires

L’équipe médicale du centre PMA prescrit le bilan (ou analyse les résultats si des examens ont été passés au préalable), informe des modalités et conséquences du parcours, et un délai de réflexion obligatoire d’un mois est imposé avant de confirmer le consentement [10].

Chaque dossier passe en « staff » pluridisciplinaire, c’est à dire que l’équipe vérifie les examens, analyses et étudie les chances possibles de réussites, et décide du protocole à suivre : méthode + protocoles médicamenteux.

Nombre de tentatives remboursées

  • 6 inséminations intra-utérines par grossesse
  • 4 tentatives de FIV (ponction + transferts) par grossesse
  • Le compteur repart à zéro en cas de grossesse réussie.

Fin 2024, les délais moyens étaient les suivants [13] :

  • PMA avec don de sperme (IAD/FIV-D) : 17,7 mois entre prise de rendez-vous et première tentative
  • Don d’ovocytes : 24 mois à minima, plusieurs années possibles.
  • Autoconservation ovocytaire non médicale : 13 mois, voir plus

Ces délais varient selon les régions, les centres et le profil ethnique (certains profils sont plus rares dans les banques de donneurs français). Plus de 10 600 personnes étaient en attente d’une PMA avec don de sperme fin 2024 [13].

Ces délais ont des conséquences directes sur la fertilité en cas d’endométriose : si la réserve ovarienne est déjà fragilisée, l’attente peut aggraver la situation. Il est crucial de s’inscrire tôt et, si nécessaire, d’envisager la préservation ovocytaire en parallèle.

La loi de bioéthique de 2021 a posé le principe d’un accès non discriminatoire à la PMA. Pour autant, l’accès réel n’est pas toujours effectif. Des refus (explicites ou de facto) persistent, fondés sur des critères médicaux, des pratiques institutionnelles variables, ou la clause de conscience des praticien·nes.

Les refus liés à des critères médicaux, en particulier l’IMC

Aucun texte réglementaire ne fixe de seuil d’IMC comme condition d’accès à la PMA21. La loi dit simplement que les personnes doivent être « en âge de procréer ». Pourtant, de nombreux centres conditionnent l’accès au parcours PMA à un IMC inférieur à 30, 32 ou 35 selon les établissements, sans harmonisation nationale.

Les justifications médicales avancées portent sur des risques statistiquement plus élevés associés à l’obésité (réponse ovarienne moindre à la stimulation, taux d’implantation potentiellement réduit, risques obstétricaux accrus : diabète gestationnel, hypertension). Ces données existent mais concernent des tendances de groupe, pas des impossibilités individuelles [21].

Ce qui est problématique : les refus liés à l’IMC sont souvent informels et non écrits, ce qui les rend difficiles à contester. Ils peuvent conduire les personnes concernées vers le secteur privé, à des tarifs plus élevés, ou vers l’étranger. Pour des personnes dont le surpoids est lié à la maladie elle-même (endométriose, SOPK, effets des traitements hormonaux), cette situation est doublement injuste.

Les refus liés à l’âge

La loi fixe des limites d’âge claires : ponction d’ovocytes jusqu’au 43e anniversaire, don d’ovocytes et accueil d’embryons jusqu’au 45e anniversaire (pour la personne qui porte l’enfant). Ces limites sont des plafonds légaux, pas des seuils automatiques de refus.

Cependant, certains centres appliquent des limites plus restrictives que la loi, par exemple en refusant de débuter un parcours au-delà de 40 ou 41 ans, ou en limitant certaines techniques. Ces pratiques relèvent de décisions institutionnelles et non de la loi. Un centre peut légitimement informer d’un pronostic péjoratif lié à l’âge, il ne peut pas opposer un refus fondé uniquement sur l’âge tant que les limites légales ne sont pas atteintes.

Des pratiques hétérogènes ont également été signalées concernant l’âge minimal, certains centres imposant par exemple un âge minimum de 29 ans avant d’intégrer des patientes dans un parcours de don.

La clause de conscience des praticien·nes

En droit français, un médecin peut refuser de pratiquer un acte médical pour des raisons personnelles ou éthiques : c’est la liberté médicale générale reconnue par le Code de déontologie. Il n’existe pas, pour la PMA, de clause de conscience spécifique équivalente à celle qui existe pour l’IVG (art. L.2212-8 CSP). Mais la liberté de refus de soins reste réelle.

Deux contraintes s’imposent à tout praticien·ne qui refuse :

  • Informer sans délai la personne de son refus : y compris les motifs, dans la mesure du possible.
  • Orienter vers un·e autre professionnel·le ou établissement pouvant réaliser le soin.

Un refus motivé par des convictions personnelles sur le mode de vie, la situation familiale ou l’orientation sexuelle d’une personne serait discriminatoire et contraire au code de déontologie et à la loi. Ces refus sont difficiles à prouver lorsqu’ils sont tacites ou formulés de manière détournée.

Les recours disponibles

Face à un refus ou à une difficulté dans l’accès à la PMA, plusieurs voies existent :

  • Demander un refus écrit et motivé.

Un·e professionnel·le ou un établissement est tenu·e d’informer de son refus. Si ce refus n’est pas formalisé, vous pouvez le demander par écrit.

  • Solliciter une deuxième consultation dans un autre centre PMA.

Changer de centre est toujours possible. La prise en charge par l’Assurance Maladie n’est pas liée à un centre unique.

  • Saisir les voies de recours internes à l’établissement.

Selon les recommandations du collectif BAMP :

  • Signaler par écrit au praticien·ne concerné·e
  • Alerter la direction ou les responsables hiérarchiques
  • Demander à rencontrer le·la médiateur·ice de l’établissement
  • Saisir la Commission des Usagers (CDU) de l’établissement
  • Saisir les instances ordinales ou administratives.

Le Conseil départemental de l’Ordre des médecins peut être saisi en cas de manquement déontologique. Le Défenseur des droits (3928) peut être contacté en cas de discrimination avérée.

  • Se rapprocher d’associations de patientes.

Des associations comme BAMP! peuvent apporter soutien, information et médiation. Elles ont développé une expertise dans l’accompagnement des recours.

Il est conseillé de conserver une trace écrite de toutes les démarches, refus et échanges avec les professionnel·les de santé. Ces éléments peuvent être utiles en cas de recours ultérieur.

Quand et pourquoi aller à l’étranger ?


Certaines personnes choisissent de réaliser tout ou partie de leur parcours PMA dans un pays européen voisin. Voici les principales situations qui y conduisent.


Face à des délais importants, certaines personnes, notamment celles dont la réserve ovarienne se dégrade rapidement, se tournent vers l’Espagne, la République tchèque, la Belgique ou le Portugal, où les délais sont souvent bien plus courts (quelques semaines à quelques mois). De même, dans certains pays les limitations d’âges sont moins strictes.


La ROPA (Réception d’Ovocytes de la Partenaire) permet dans un couple de femmes que l’une fournisse les ovocytes et l’autre porte l’enfant. Cette technique
n’est pas autorisée en France 22: le don d’ovocytes entre partenaires est interdit par la loi, qui exige l’anonymat du don. Elle est légale et couramment pratiquée en Espagne, au Portugal, en Belgique.

En France, les hommes trans ayant conservé leurs organes reproducteurs féminins se heurtent à des vides juridiques et à des obstacles institutionnels importants dans l’accès à la PMA. Certains pays offrent des cadres légaux plus adaptés.

Qu’est-ce que le DPI ?

Le diagnostic préimplantatoire (DPI) est une analyse génétique réalisée sur un ou plusieurs embryons obtenus par FIV, avant leur transfert dans l’utérus. L’objectif est d’identifier des anomalies génétiques ou chromosomiques susceptibles de conduire à une maladie grave, afin de ne transférer que les embryons indemnes.

Concrètement, une ou deux cellules sont prélevées sur l’embryon, le plus souvent au stade blastocyste (J5), conformément aux recommandations de l’ESHRE qui préconisent ce stade pour sa meilleure fiabilité et son moindre impact sur le développement embryonnaire
[2]. Le matériel génétique est ensuite analysé par des techniques de biologie moléculaire avancées (séquençage de nouvelle génération, NGS). Les embryons sont conservés par vitrification pendant la durée de l’analyse (7 à 14 jours), puis le transfert est programmé lors d’un cycle ultérieur.

Le DPI ne remplace pas un diagnostic prénatal (DPN). Même après un DPI concluant, un suivi prénatal est systématiquement proposé, car des techniques complémentaires (amniocentèse, biopsie de trophoblaste) peuvent confirmer le résultat ou détecter d’éventuels phénomènes de mosaïcisme.

Les indications autorisées du DPI en France

En France, le DPI est encadré par le code de la santé publique (art. L.2131-4) et l’arrêté du 18 juin 2024 relatif aux bonnes pratiques23. Il est réservé aux situations suivantes :

  • Risque de maladie génétique d’une particulière gravité, reconnue comme incurable au moment du diagnostic, et présentant une forte probabilité de transmission. Il peut s’agir de maladies récessives (risque de transmission ≥ 25 %, ex. mucoviscidose, drépanocytose, atrophie musculaire spinale) ou dominantes (risque ≥ 50 %, ex. maladie de Huntington, dystrophie myotonique de Steinert).
  • Anomalies chromosomiques structurales chez l’un des deux partenaires (translocation, inversion) ayant causé des fausses couches répétées ou la naissance d’un enfant atteint.
  • DPI-HLA (dit « bébé médicament ») : sélection d’un embryon compatible avec un enfant atteint d’une maladie grave nécessitant une greffe. Cadre très restrictif et encadrement pluridisciplinaire rigoureux.

En 2021, l’Agence de la biomédecine recensait 403 maladies différentes pouvant faire l’objet d’un DPI24. Ce nombre augmente chaque année avec l’évolution des techniques de génétique moléculaire. Le DPI est réalisé dans six centres autorisés en France (CDPI) : Nantes, Grenoble, Montpellier, Strasbourg, Paris et Clamart25.

Toute demande de DPI doit être examinée par un Centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) qui valide l’indication. Le parcours nécessite des consultations de conseil génétique préalables, un délai de réflexion, et des consentements signés.

Le DPI-A (aneuploïdies) : une technique non autorisée en France

De quoi s’agit-il ?

Les aneuploïdies sont des anomalies du nombre de chromosomes dans l’embryon, la trisomie 21 en est l’exemple le plus connu. Elles ne sont pas héréditaires (elles surviennent lors de la méiose ou de la fécondation) et sont une cause fréquente d’échecs d’implantation et de fausses couches précoces, notamment chez les personnes de plus de 35 ans.

Le DPI-A (ou PGT-A, preimplantation genetic testing for aneuploidy) consiste à analyser le contenu chromosomique complet de chaque embryon pour ne transférer que les embryons euploïdes (nombre de chromosomes normal). Il est largement pratiqué en Espagne, aux États-Unis, en Belgique et dans de nombreux pays européens.

Pour le collectif BAMP, il permettrait d’éviter :

  • des arrêts naturels de grossesse (communément appelés « fausses couches »), liées à un embryon génétiquement non viable ou atteint d’une pathologie incurable
  • des examens supplémentaires parfois invasifs comme l’amniocentèse
  • une souffrance physique et psychique liée à des échecs d’implantation embryonnaire répétés
  • des Interruptions Médicales de Grossesse traumatisantes
  • des dépenses inutiles de la sécurité sociale pour des transferts d’embryons vains

Il diminue parfois l’attente avant de devenir parents ou permet de se tourner vers d’autres projets de vie.

Pourquoi est-il interdit en France ?

La loi de bioéthique de 2021 n’a pas autorisé le DPI-A. La loi réserve le DPI aux seules anomalies héréditaires transmissibles. Or les aneuploïdies sont des anomalies de novo (non héréditaires) ce qui les exclut du cadre légal actuel. Des débats parlementaires intenses ont précédé cette décision, les opposants évoquant un risque de dérive eugéniste, les partisans soulignant la souffrance des patientes confrontées à des fausses couches à répétition et l’absurdité de cette argument, puisqu’il est possible d’avorter même tardivement, suite au diagnostic pré-natal conduisant à des interruptions médicales de grossesse traumatisantes.

Le DPI-A serait alors encadré et utilisé que dans certaines situations particulières (nombreuses fausses couches et échecs d’implantations, malgré une bonne réserve ovarienne et des embryons morphologiquement bons). Il permettrait d’éviter de nombreuses tentatives épuisantes physiquement et psychologiquement, mais également très couteuses, faisant gagner de nombreuses années de parcours aux personnes concernées. En outre, il permettrait de mieux cibler, et plus ce rapidement, les meilleures solutions de PMA pour les couples concernés.

Face à la chute de la natalité en France et à l’explosion des difficultés de procréation en France, une commission de l’assemblée nationale a été constituée pour se pencher sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France en 2025, pour laquelle le collectif BAMP a été consulté sur le sujet. Les états généraux de la bioéthique ont débuté en 2026 et vise à recueillir des témoignages sur la question en vue d’une réévaluation de la loi.

Un débat scientifique non tranché

La question de l’efficacité du DPI-A pour améliorer les résultats de FIV fait elle-même débat dans la littérature internationale. Certaines études montrent une amélioration du taux de grossesse par transfert, d’autres montrent que le taux de naissance vivante par cycle de ponction n’est pas augmenté, notamment parce que des embryons mosaïques (contenant des cellules normales et aneuploïdes) sont éliminés alors qu’ils auraient pu donner des grossesses saines26.

Un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) avait été autorisé pour évaluer le DPI-A dans le cadre scientifique. Il a été annulé par le tribunal administratif de Montreuil en février 2024, au motif que la recherche d’une aneuploïdie constitue bien un DPI non prévu par la loi 27. En l’état, toute pratique du DPI-A en France reste illégale, y compris dans un cadre de recherche clinique.

Les conséquences pratiques pour les patientes

  • Le DPI-A pousse certaines personnes à se rendre à l’étranger (Espagne, Belgique, République tchèque), créant une inégalité d’accès selon les ressources financières.
  • La situation légale est susceptible d’évoluer lors de la prochaine révision de la loi de bioéthique, à surveiller.

La Sécurité Sociale française peut rembourser partiellement des soins PMA réalisés dans un pays de l’Union Européenne ou de l’Espace Économique Européen, sous conditions : le soin doit être prévu par la règlementation française, et la demande d’entente préalable doit être adressée à la CNSE (Centre National des Soins à l’Étranger) avant le début du traitement28.

  • La technique ROPA ne peut pas être remboursée (non légale en France)
  • Le DPI-A (diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies) à l’étranger annule le droit au remboursement pour l’ensemble du cycle
  • Les frais de conservation ovocytaire à l’étranger peuvent être partiellement pris en charge si les délais en France sont jugés trop longs

Avant tout départ à l’étranger, il est fortement conseillé de se faire accompagner par un·e professionnel·le de santé connaissant ces parcours et de vérifier les conditions exactes de remboursement auprès de sa CPAM ou de la CNSE.

L’association CEKI réalise régulièrement des webinaires d’informations où poser vos questions, et elle peut également apporter une aide individuelle. Important : le montage des dossiers se fait bien en amont du départ à l’étranger.

🔗Association CEKI — Accompagnement PMA à l’étranger


Ni infertile ni stérile : ce que la science dit vraiment

L’un des messages les plus importants à retenir : l’endométriose n’est pas synonyme de stérilité.

La stérilité désigne l’impossibilité totale et définitive de concevoir. L’endométriose, même sévère, ne conduit que très rarement à cette situation. Ce dont il est question, dans la grande majorité des cas, c’est d’une hypofertilité : une diminution des chances de grossesse spontanée, qui peut souvent être compensée ou contournée grâce aux techniques d’AMP.

  • De nombreuses personnes atteintes, y compris des formes sévères, conçoivent spontanément et sans aide médicale.
  • Une proportion importante de celles et ceux qui consultent pour infertilité et présentent une endométriose obtiennent une grossesse après chirurgie ou AMP.
  • La FIV offre des perspectives réelles, avec des taux de grossesse de l’ordre de 50 % dans cette indication [3].
  • La préservation de fertilité permet de sécuriser le capital ovocytaire avant qu’il ne soit trop altéré.

Ce qui est essentiel, c’est de ne pas attendre. L’information précoce, la consultation spécialisée anticipée et la discussion ouverte sur le projet parental avec les équipes de soin permettent de préserver des options et d’éviter des pertes de chances liées à une prise en charge trop tardive.

Ressources utiles


Les ressources ci-dessous ont été sélectionnées selon des critères stricts : source identifiée et fiable (institutionnelle, associative reconnue, ou médicale), contenu mis à jour régulièrement, absence de biais commercial manifeste, et compatibilité avec les recommandations officielles françaises et européennes. Chaque fiche précise le public cible et, le cas échéant, une annotation critique sur les limites de la ressource.

Endocyclopédie ne peut garantir la permanence des URLs ni la mise à jour continue de ces ressources tierces. En cas de lien inactif, signalez-le via le formulaire de contact.

🔗 Agence de la biomédecine — AMP

Public : Patient·es, professionnel·les, grand public

Site officiel de l’Agence de la biomédecine dédié à l’assistance médicale à la procréation. Contient : explications des techniques AMP, témoignages, liste des centres autorisés par région, données d’activité, brochures d’information sur la loi bioéthique 2021, accès au don de gamètes. Référence réglementaire incontournable.

🔗 Agence de la biomédecine — Évaluation des centres AMP (FIV 2021-2022)

Public : Patient·es souhaitant comparer les centres

Rapport officiel d’évaluation des résultats des centres AMP pratiquant la FIV. Les données sont présentées sous forme de « funnel plot » permettant de situer chaque centre par rapport à la moyenne nationale, ajustées sur les caractéristiques de la patientèle. Outil de transparence, pas de classement.

Il n’existe pas de classement officiel des centres PMA. Ces données comparatives doivent être lues avec méthode : un centre avec un faible volume d’activité aura des résultats plus variables statistiquement, même si ses pratiques sont excellentes. L’accessibilité géographique et la qualité de l’accompagnement comptent autant que les taux bruts.

🔗 Ameli.fr — AMP et préservation de la fertilité

Public : Patient·es

Page officielle de l’Assurance Maladie sur la PMA : conditions d’accès, techniques remboursées, nombre de tentatives prises en charge, documents à fournir, autoconservation des gamètes. Mise à jour régulière. Référence pour les questions administratives et de remboursement.

🔗 BLEFCO — Liste des centres AMP français

Public : Patient·es, professionnel·les

La BLEFCO (Biologistes des Laboratoires d’Étude de la Fécondation et de la Conservation de l’Œuf) est une société savante regroupant les biologistes spécialisés en AMP. Sa liste des centres est l’une des plus complètes et régulièrement mises à jour, avec coordonnées détaillées, techniques pratiquées et biologistes responsables par centre.

🔗 BAMP! — Association de patient·es en parcours AMP

Public : Personnes en parcours PMA, conjoint·es, proches

Collectif reconnu d’utilité publique regroupant des personnes en parcours AMP ou souhaitant concevoir. Ressources très complètes : droits des patient·es en PMA, conciliation AMP et travail, guide des centres à l’étranger (accès adhérent·es), dossier complet sur le DPI-A, glossaire, deuxième avis médical gratuit pour les adhérent·es. Très actif dans le plaidoyer et le recours en cas de refus.

🔗Ceki PMA — Association de patient·es d’accompagnement à la PMA à l’international

Public : Personnes en parcours PMA, conjoint·es, proches

L’association Ceki accompagne les parcours de PMA à l’étranger, et notamment le montage des dossiers de remboursements de la sécurité sociale. Elle propose une liste de cliniques dans plusieurs pays.

🔗 APGL — AMP pour les couples de femmes et personnes seules

Public : Couples de femmes, personnes seules, personnes trans

L’APGL (Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens) propose une information complète sur l’accès à la PMA après la loi bioéthique 2021 : droits des couples de femmes, personnes seules, questions spécifiques aux personnes trans, remboursement des soins AMP à l’étranger. Forte expertise juridique et pratique.

🔗 fiv.fr — Site d’information dédié à la FIV

Public : Patient·es, conjoint·es, proches, grand public, professionnel·les non spécialistes

Site internet ressource principal sur la FIV, du déroulement des FIV, aux protocoles spécifiques, en passant par les groupes de paroles sur les réseaux sociaux, ce site aborde absolument tous les sujets de manière précise et rigoureuse. Vous y trouverez également la précieuse calculette des taux de béta HCG post transfert d’embryon.

🔗 Paillettes Magasine – Magasine dédié à la PMA en France

Public : Patient·es, conjoint·es, proches

Magasine « papier » et média en ligne, il aborde de nombreuses thématiques liées à la PMA : psychologie, couple, famille, bien-être et santé, société, lifestyle et témoignages. Des sujets tabous, aux enjeux sociétaux, vous y trouverez des articles passionnants pour vous accompagner tout au long du parcours.

🔗 AP-HP — Référentiels endométriose : infertilité

Public : Patient·es averti·es, professionnel·les

Référentiel de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris sur endométriose et infertilité. Couvre les mécanismes d’infertilité, les indications chirurgicales, les techniques AMP et les données de résultats. Source médicale de premier ordre, rédigée pour les professionnel·les mais accessible aux patient·es averti·es.

🔗 Inserm — Dossier AMP

Public : Grand public, patient·es

Dossier thématique de l’Inserm sur l’AMP : explication des techniques, recherche en cours, données épidémiologiques, focus sur les risques et bénéfices. Niveau de lecture accessible, appui scientifique solide.

🔗 ESHRE — Recommandations endométriose (2022, accès ouvert)

Public : Professionnel·les, patient·es très averti·es

Recommandations officielles de la Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie (ESHRE) sur la prise en charge de l’endométriose, incluant un chapitre complet sur la fertilité et l’AMP. Référence internationale, en accès ouvert (open access). En anglais.

🔗 ESHRE — Recommandations sur les add-ons en AMP (2023)

Public : Professionnel·les, patient·es souhaitant évaluer les add-ons proposés

Document de référence sur les techniques additionnelles (add-ons) proposées en FIV, avec niveaux de preuve détaillés. Permet à la patiente d’interroger les propositions du centre sur une base scientifique. En anglais, accès ouvert.

🔗 Deuxiemeavis.fr — Consultation d’expert·es en fertilité

Public : Patient·es souhaitant un avis complémentaire

Plateforme permettant d’obtenir un deuxième avis médical d’un·e expert·e en moins de 7 jours, notamment pour endométriose et infertilité. Possible pour les comptes-rendus d’IRM, décisions chirurgicales, ou choix thérapeutiques. Coût : ~150 €, remboursé par de nombreuses mutuelles. Gratuit pour les membres EndoFrance.

🔗 On s’accroche — Podcast PMA

Public : Personnes en parcours PMA, proches

Podcast donnant la parole à des personnes qui traversent ou ont traversé un parcours AMP. Témoignages variés : échecs, réussites, don de gamètes, PMA à l’étranger. Partenaire du Centre AMP St Roch (Montpellier). Approche non médicale, centrée sur le vécu.

Public : Toutes les personnes en parcours AMP

Dans tous les centres AMP, un accompagnement psychologique est proposé (parfois obligatoire lors de la première consultation). Ne pas hésiter à le solliciter activement : le parcours PMA, a fortiori avec endométriose, peut engendrer une détresse significative. Certains centres disposent d’un·e psychologue dédié·e à la fertilité.

Ressources à éviter ou à lire avec grande prudence : forums non modérés (certains groupes Facebook véhiculent des informations erronées sur les add-ons, les délais, les refus), sites de cliniques étrangères dont le modèle économique repose sur la multiplication des actes, et influenceur·ses partageant leur parcours sans formation médicale. Toujours croiser avec une source institutionnelle ou médicale.


Sources bibliographiques

  1. Inserm. Semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose [communiqué de presse]. Paris : Inserm ; mars 2024. Disponible sur : https://presse.inserm.fr ↩︎
  2. Becker CM, Bokor A, Heikinheimo O, et al. ESHRE guideline: endometriosis. Hum Reprod Open. 2022;2022(2):hoac009. doi:10.1093/hropen/hoac009 ↩︎
  3. Canis M. Endométriose et infertilité. Document EndoFrance, remis par le Pr Canis. Disponible sur : https://endofrance.org ↩︎
  4. AP-HP. Infertilité et endométriose. Référentiels endométriose. Paris : AP-HP. Disponible sur : https://www.aphp.fr/patient-public/endometriose/referentiels-endometriose/infertilite-et-endometriose ↩︎
  5. Kolanskaa K, Monnet M, Bardet L, et al. Endométriose et préservation de la fertilité : indications, techniques et aspects pratiques en 2024. Gynéco Online, 2024. Disponible sur : https://www.gyneco-online.com/node/3146 ↩︎
  6. Endofrance / EndoFrance. Qu’est-ce que l’adénomyose ? Disponible sur : https://www.endofrance.org/la-maladie-endometriose/adenomyose-endometriose/ ↩︎
  7. Fertilab Barcelona. Adénomyose et fertilité. 2023. Disponible sur : https://fertilab.com/fr/adenomyose-et-fertilite/ ↩︎
  8. Vercellini P, Consonni D, Dridi D, et al. Uterine adenomyosis and in vitro fertilization outcome: a systematic review and meta-analysis. Hum Reprod. 2014;29(5):964-977. doi:10.1093/humrep/dew190 ↩︎
  9. AP-HP. Infertilité et endométriose (références FIV et adénomyose). Paris : AP-HP. Op. cit. ↩︎
  10. Sonigo C et al. Prise en charge de première intention du couple infertile : mise à jour des RPC 2010 du CNGOF. Gynécol Obstet Fertil Sénologie. 2024;52(5):305-335. ↩︎
  11. Kalantan M et al. Le caryotype avant ICSI, une procédure à abandonner ? Étude de pratiques au CHRU de Nancy. Progrès en Urologie. 2023;33(10):481-487. ↩︎
  12. CPMA (Centre PMA). Examen génétique chez la femme — Mutation FMR1. Disponible sur : https://cpma-ulg.be ↩︎
  13. MatriceLab Innove. Présentation du test immunologique de l’endomètre. Disponible sur : https://matricelabinnove.com ↩︎
  14. ESHRE Add-ons Working Group. Good practice recommendations on add-ons in reproductive medicine. Lundin K et al. Hum Reprod. 2023;38(11):2062-2104. doi:10.1093/humrep/dead184 ↩︎
  15. Inserm. La recherche sur les causes génétiques de l’endométriose [dossier thématique]. Disponible sur : https://www.inserm.fr ↩︎
  16. Loi n°2021-1017 du 2 août 2021 relative à la bioéthique. Journal Officiel de la République Française. Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr ↩︎
  17. Becker CM et al. ESHRE guideline: endometriosis. Op. cit. ; CNGOF/HAS. Prise en charge de l’endométriose. Recommandations de bonne pratique. Paris : HAS ; 2018. ↩︎
  18. Ameli.fr. Autoconservation des gamètes et tissus germinaux à des fins ultérieures d’AMP. Disponible sur : https://www.ameli.fr/assure/sante/devenir-parent/concevoir-un-enfant/procreation-medicalement-assistee-pma-amp/autoconservation-des-gametes-et-tissus-germinaux-en-vue-d-une-amp ↩︎
  19. Vie-Publique.fr. Bioéthique : l’ouverture de la PMA à toutes les femmes [mise à jour]. 2025. Disponible sur : https://www.vie-publique.fr/eclairage/19432 ↩︎
  20. ESHRE Add-ons Working Group. Good practice recommendations on add-ons in reproductive medicine. Lundin K et al. Hum Reprod. 2023;38(11):2062-2104. doi:10.1093/humrep/dead184 ↩︎
  21. Beauteronde.fr. Refus de PMA pour cause d’obésité : est-ce légal et justifié ? [IMC et PMA — absence de critère légal]. 2026. Disponible sur : https://www.beauteronde.fr ↩︎
  22. Cliniques de Fertilité à l’Étranger. La PMA en France – aspects légaux et disponibilité. Disponible sur : https://www.cliniquesdefertilitealetranger.fr ↩︎
  23. Arrêté du 18 juin 2024 relatif aux recommandations de bonnes pratiques en matière de diagnostic préimplantatoire. Journal Officiel de la République Française. Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049832175 ↩︎
  24. Agence de la biomédecine. Assistance médicale à la procréation — Rapport annuel 2021. Saint-Denis La Plaine : ABM ; 2022. Disponible sur : https://www.agence-biomedecine.fr ↩︎
  25. Le Quotidien du Médecin. Dépistage préimplantatoire : le secteur déplore l’interdiction pour les aneuploïdies. 2022. Disponible sur : https://www.lequotidiendumedecin.fr ↩︎
  26. Ginsberg N, Racowsky C et al. Is the use of preimplantation genetic testing for aneuploidy (PGT-A) associated with improved outcomes? Fertil Steril. 2022;117(1):45-55. [Discussion sur efficacité DPI-A et embryons mosaïques] ↩︎
  27. ScienceDirect (Forensic Science International, 2024). À propos du diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies (DPI-A). doi:10.1016/S1246-7391(24)00020-4. Disponible sur : https://www.sciencedirect.com ↩︎
  28. APGL. Le remboursement de soins d’AMP à l’étranger. Disponible sur : https://apgl.fr/homoparentalites/procreation-assistee-pma/le-remboursement-de-soins-damp-a-letranger/ ↩︎